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Dossier Anton Parks n°3-2 : La Vérité sur nos Origines
Debunk Express de l’interview d’Anton Parks du 14 mai 2020 au media NuréaTV
Article mis en ligne le 2 septembre 2020

par Anpon Tarks

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Lien vers la partie précédente : Dossier Anton Parks n°3-1 : Archéologie, Art & Histoire, Mythes & Légendes


Nous allons rapidement analyser la dernière interview en date d’Anton Parks sur YouTube par le média conspirationniste NuréaTV. Nous déroulerons chronologiquement la timeline de l’interview et nous arrêterons sur les points qui ont particulièrement attiré notre attention.

Attention  : nous tenons à préciser que même si nous qualifions à longueur de dossier les Chroniques du Girku d’œuvre littéraire et de roman, Anton Parks se défend d’écrire de la Science-Fiction et présente bien ses Chroniques comme l’histoire véritable de notre passé et ses essais comme des recherches « scientifiques » démontrant la véracité de ses visions.

Nous sommes Anpon Tarks, « les extrémistes de la Vérité vraie » (dixit Anton Parks, le 14 mai 2020 sur NuréaTV).

10 : 25

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=621

Anton Parks prétend avoir traduit des tablettes prétendant que « des reptiles sont descendus du ciel pour ensemencer la Terre »… vu le niveau de traduction depuis le sumérien de M. Parks (voir dossier I), nous émettons de gros doutes quant à la fiabilité des textes qu’il portera à la connaissance de ses adeptes dans son prochain livre, comme il l’affirme.

12 : 18

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=728

Anton Parks nous refait le coup de la casquette qui bloquerait l’incursion de visions interdimensionnelles !

14 : 42

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=881

Anton Parks se prétend autodidacte : « je ne prétends pas du tout appartenir à quelque école que ce soit, je suis vraiment autodidacte pour tout, je n’ai pas non plus de diplôme particulier, je n’ai pas du tout cette prétention. » Il renvoie le lecteur à sa biographie « du Plérôme à la matière » (qu’il cite plusieurs fois dans cette interview et ailleurs), mais comme pour ses Chroniques, cette biographie n’est que sa version de la vérité. En effet depuis le début de la publication de nos articles (en mars 2020), nombre de personnes ne se connaissant pas entre elles mais ayant en commun d’avoir côtoyé M. Parks à différents moments de sa vie sont toutes d’accord sur le fait que cette fameuse biographie tord et remanie la réalité dans le sens qui arrange l’auteur des Chroniques… Mais cette propension d’Anton Parks à orienter le lecteur vers des billevesées, nous l’avons bien entendu mise en évidence dans nos enquêtes sans avoir eu à fréquenter l’auteur.

Il faudrait par contre savoir : il est spécialiste/expert de l’Orient ancien [1] ou bien autodidacte ? On ne devient spécialiste ou expert que par le regard de ses pairs. S’auto-prétendre « expert » n’a aucune valeur et devrait décrédibiliser les propos de celui ou celle qui s’auto-définit de la sorte.

18 : 40

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1113

L’auteur des Chroniques du Girku affirme que les Sumériens nommaient leur propre langue EMEGIR, « la langue princière » mais également EMEAN : « la langue du ciel ». Ces deux affirmations sont malheureusement fausses !
EME.G̃IR15 se traduit par « langue locale » et non « langue princière ». [2]
Enfin le terme EME-AN n’apparaît sur aucun document de l’époque et semble avoir été totalement inventé par Anton Parks pour les besoins de son argumentation.

21 : 20

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1316

L’intervieweur évoque des sacs mystérieux retrouvés sur diverses gravures dans le monde à différentes époques notamment à Göbekli Tepe, nouvelle marotte des Chercheurs de Véritude. Ces sacs des dieux, Parks les connaît, Hanael Parks ayant mené une conférence (22 : 02) où elle explique le rôle de ces fameux sacs : « ce sont souvent des prêtres qui portent les sacs, des haut-dignitaires (…) ce sont eux qui portent la mesure et le poids (…) parce que qui détient la mesure et le poids détient toute l’économie à l’époque … ». Bien entendu, l’intervieweur rebondit en précisant que sur Internet fleurissent les hypothèses d’une certaine forme de technologie (23 : 27) autour de ces « sacs », la théorie des Anciens Astronautes reprenant à son compte cette technologie ou encore que les pommes de pin des représentations d’ancienne Mésopotamie seraient une figuration de la glande PI-néale (24 : 15) « présente dans le cerveau qui renverrait quelque chose dans ce sac (sic !) »… (l’insistance de l’intervieweur sur la syllabe « PI » de « pinéale » est assez croustillante ! Le fameux nombre Pi et surtout ses détournements ésotériques popularisés par Jacques Grimault ont fait de sacrés dégâts dans les esprits des plus fragiles).

Bien entendu tout est faux dans ce qu’ils affirment. Tous les sacs des gravures ancestrales n’ont nulle part le même rôle et sont aussi présents que les armes, les chapeaux ou les vêtements. Rien d’anormal ni de fantastique là-dedans.
Les sacs (ou plutôt les seaux dans ce cas de figure) figurés en ancienne Mésopotamie sont portés par des figures mythiques : des génies la plupart du temps, jamais par des prêtres ou des hauts dignitaires comme l’affirme Anton Parks ! L’on n’en retrouve d’ailleurs jamais trace chez les Sumériens mais simplement, très récemment, chez les Assyriens et les Babyloniens… Quant aux opérations menées sur ces gravures, elles évoquent bien entendu une forme symbolique de purification. Ces représentations étant gravées sur des temples dédiés à cette idée générale.

L’historien américain David Miano (Ph.D., History (Ancient), University of California, San Diego (2006)) via sa chaîne Youtube, World of Antiquity, décrypte à merveille en 2 vidéos les fausses idées circulant autour des sacs des Anciens Astronautes :

24 : 27

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1463

« Je suis très très cartésien, mais pourquoi pas, tout est possible ! » répond Parks à l’intervieweur lorsque celui-ci évoque des idées complètement farfelues au sujet des sacs/baquets/seaux des diverses gravures qu’il expose en direct.
Anton Parks semble ne pas connaître la définition du mot « cartésien » :

Qui est rationnel, logique, méthodique.
Exemple : Il a suivi la méthode avec application sans jamais faire de supposition, en restant logique. Il a vraiment un esprit cartésien.

En bref, tout ce que fait Parks est contraire au cartésianisme dont il se revendique.

25 : 25

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1525

Parks parle de représentations de serpents volants qu’il voit comme des OVNIs. Tout ce qui vole dans l’imaginaire, le dessin, la sculpture ou la glyptique des anciennes cultures est plus ou moins interprété comme étant un vaisseau spatial par Anton Parks.
C’est vite jeter à la poubelle l’importance de la symbolique et de l’astronomie pour ces cultures, un élément sur lequel nous reviendrons dans un prochain dossier, notamment sur les serpents volants d’Égypte.

29 : 06

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1745

« Je ne détiens pas toute la vérité, je n’émets que des thèses ! » affirme Parks.
D’où le sous-titre de son essai Eden : la Vérité sur nos origines (SIC !).
Quant au terme « thèse », Anton Parks l’utilise à mauvais escient [3] : il faut parler ici d’hypothèse. Mais c’est très souvent que les gourous New-age mélangent les termes et notions : hypothèses, thèses, théories… ne connaissant évidemment pas la différence entre ces différentes notions !

29 : 11

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=1750

« Je ne suis pas un Gourou, qu’on le sache bien ! ».
C’est précisément les personnes affirmant qu’elles n’ont pas de problème avec l’alcool qui ont un problème avec l’alcool…

Une définition de « Gourou » trouvé sur Internet :

« Maître d’une secte, qui se sert de son influence et de manipulations, généralement sur fond de théories religieuses pour asservir des personnes, qu’il appelle disciples, pour obtenir des faveurs financières ou sexuelles. [4] »

Et c’est précisément à cela, malgré sa plaidoirie bancale, que ressemble Anton Parks. Il est seul maître d’un mouvement de pensée qu’il a créé suite à la réception de visions dans son esprit. Un mouvement idéologique qui comprend une théogonie (création de dieux Gina’abul), une cosmogonie (création du cosmos, manipulation de notre système solaire), une anthropogonie (création des hommes), une doctrine (bourrée de sophismes, de manipulations et de détournements), une défiance vis-à-vis de la science (de ses méthodes et ses conclusions), une histoire révisée… etc.
Le tout permettant au maître du mouvement de tirer un intérêt financier des adeptes suivant l’idéologie parksienne  : livres, conférences, financement participatif (sans contrepartie réelle !)…

Le fond de théorie religieuse est très clair, l’on peut rapidement comparer les affirmations d’Anton Parks avec celle des gourous d’autres mouvements sectaires.

La création des hommes (par clonage) par des Aliens, nous la retrouvons chez Raël et la secte des raëliens qui comparent également le dieu biblique « Elohim » à un groupe d’Aliens venus ensemencer la planète. [5]

Joseph Smith, créateur du mouvement des Mormons, affirme avoir reçu des visions (à l’âge de 14 ans comme Anton Parks !) lui permettant de traduire des tablettes d’or (en égyptien) grâce à des pierres magiques… des tablettes reprises par un Ange, privant Joseph Smith de preuves, bien entendu. Le contenu de ces tablettes imaginaires servit de socle à l’idéologie Mormon. [6]

Enfin chez les scientologues, le gourou du mouvement, Ron Hubbard, a d’abord été un écrivain de science-fiction avant de convertir ses idées en idéologie religieuse. Dans la scientologie, les membres avancés dans le mouvement apprennent que l’homme est en partie constitué d’essence extraterrestre suite à un génocide sur des milliards d’Aliens exterminés sur Terre il y a plusieurs millions d’années par un dictateur galactique appelé Xenu. [7]

Nous retrouvons, dans ces sectes, certains éléments constitutifs de l’idéologie parksienne : un initiateur du mouvement pris d’hallucinations dès l’âge de 14 ans, des capacités autoproclamées à traduire des tablettes rédigées en langues orientales anciennes, une forte portée spirituelle (Source (= dieu), âmes, réincarnations…), la création de l’homme par des Aliens et leur présence sur Terre avant l’homme, le détournement de textes religieux reconnus (par l’église chrétienne notamment) en réinterprétant leur contenu (termes, histoires des personnages) … etc.

En somme, de la science-fiction transformée en mouvement quasi religieux.

37 : 07

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=2221

Monsieur Parks affirme avec exactitude que les langues évoluent constamment prenant en exemple la langue française qui aurait incorporé en 30 ans de nouveaux mots notamment issus de la langue anglaise.

Et pourtant son argumentaire tient sur le fait que le Gina’abul-Sumérien n’aurait pas évolué sur des milliers d’années…

39 : 58

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=2397

Comme démontré lors de nos derniers papiers, la traduction d’Anton Parks n’a aucune valeur, pas même amateur : Dossier Anton Parks n°1-4 : Les traduc-interprétations du sumérien et de l’égyptien

La traduction complète de Parks est la suivante (CBS 8322, face a, colonne 1, lignes 1 à 7) : « De grands bosquets avaient été découpés et emportés pour protéger la route et aussi (nous préserver) du souffle étranger. La joie de l’outil estimé des dieux ne devait pas être emportée par la mère, responsable de l’homme. Le Serpent garant des destinées et de la demeure avait le pouvoir de révéler le destin de l’homme en charge du talus (divin). Le grand (…) »

La traduction de George Barton, que Parks porte aux nues quelques minutes avant, est la suivante (G.A. Barton, Old Babylonian oracle, colonne 1, lignes 1 à 7) :
1. The great victim(?) is cut open
2. the oracle comes forth.
3. O Alla-Kal,
4. the wise priest firmly establishes (it).
5. Of the apparent fate
6. I, the wise priest, am beholding the whole.
7. The great…

Il n’y a donc rien à voir entre les deux traductions. Même sans être très à l’aise en anglais vous saisirez le fossé qu’il existe entre un véritable érudit et un traducteur de pacotille…
Nulle part Barton n’identifie un quelconque outil ou un serpent, encore une fois Parks peut s’en retourner à ses études (imaginaires).

49 : 15

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=2959

Comme à leur habitude, l’auteur et son intervieweur présentent des tablettes d’argile comme étant sumériennes alors qu’il n’en est rien.
L’érudition d’Anton Parks s’arrête donc là.
Il a le mérite de donner les numéros de classification des documents ce qui nous permet de rapidement les retrouver.

La tablette BM 89763 est d’origine néo-assyrienne et non sumérienne. [8] Elle présente Gilgamesh et Enkidu se battant avec le démon Humbaba. Les Pléiades sont bien présentes comme l’atteste Parks.

Egalement, la BM 119426 est d’origine néo-assyrienne. [9] Elle nous montre le dieu guerrier Ninurta chassant un lion-griffon (et non un dragon comme Anton Parks l’affirme). Là encore diverses étoiles sont présentes, comme le croissant de lune. Les Pléiades n’étaient pas plus sacrées que les autres constellations aux yeux des anciens Mésopotamiens comme le laisse entendre Anton Parks qui veut faire croire à son lectorat que les Gina’abul provenaient de cette constellation… même s’il avoue (à 51 : 05) qu’il n’a jamais trouvé de texte confirmant son hypothèse/affirmation.

A 52 : 00, Parks associe abusivement les Pléiades au Duku, la montagne sacrée identifiée comme le lieu d’origine des dieux des Sumériens. Tout cela n’a bien entendu aucun sens, quel que soit le côté par lequel on l’attrape… Nous avions évoqué les abus de Parks autour du Duku dans l’article suivant : Dossier Anton Parks n°1-4 : Les traduc-interprétations du sumérien et de l’égyptien.

54 : 37

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=3274

Anton Parks, toujours plus loin dans le farfelu (ou le risible, au choix), associe les Kachina (esprits de la nature dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l’Arizona) [10] aux Kadishtu des Sumériens. Selon Anton Parks, les Kadishtu sont des Aliens planificateurs, des créateurs de vie dans l’Univers. La planification étant selon l’auteur des Chroniques du Girku l’acte de créer la vie sur diverses planètes. Ces Kadishtu proviendraient selon lui des Pléiades (tant qu’à faire).

Le plus énorme dans ces affirmations c’est que Parks étale sa méconnaissance crasse d’un sujet dont il se prétend expert aux yeux de tous ses lecteurs sans que personne ne bronche ! Qu’y a-t-il de si énorme ?
Simplement que les fameux Kadishtu sont… des prostituées ! Au sens propre. Un nom générique attribué aux prêtresses d’Ishtar qui offraient leur corps. [11] Un fait connu de tous les érudits mais visiblement ignoré ou détourné par Anton Parks.

On touche là au ridicule…

55 : 45

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=3330

L’intervieweur voit des OVNIs et des Arbres de vie… (sic !). Parks se (re)présentant une fois de plus comme quelqu’un de « très cartésien », avoue qu’il y voit des vaisseaux spatiaux !!! Mais avoue malgré tout (56 : 30) que ces figurations pourraient représenter le soleil tout en parlant un peu plus loin d’Anges autour d’un Arbre de vie, alors qu’il s’agit de génies et qu’il ne s’agit aucunement d’un arbre de vie…
Il assimile ensuite ces anges à des Anges Veilleurs que Parks nomme les Nungal (57 : 07). Un terme sumérien, selon lui, qu’il traduit par « Grands Princes ». Il poursuit en précisant que les Nungal appartenaient à Enki, le dieu-serpent.

STOP ! On arrête tout, il faut laisser refroidir le « bullshit-o-mètre » un instant… Autant de bêtises à la seconde… est-ce au moins humain ? Parks doit véritablement posséder
des gènes aliens…

Commençons par dire qu’il n’y a aucune notion d’Anges chez les Sumériens et leurs successeurs. Il y a des génies, des dieux et des démons.
De même l’Arbre de Vie est une notion détournée à chaque fois qu’on cherche à appliquer un filtre New-age à un quelconque symbole arboricole.

Ensuite les fameux Nungal n’existent pas, en tout cas pour désigner une armée de « Grands Princes ». Nungal ou Manungal était une déesse mineure du monde souterrain, fille de la grande déesse des Enfers Ereshkigal. [12] Nungal était la patronne des prisons et était invoquée par les détenus. [13]

Enfin le dieu-serpent Enki est également une invention d’Anton Parks. Les symboles animaliers du dieu Enki sont la chèvre et le poisson ; leur association (poisson-chèvre) donnera le signe zodiacal du Capricorne. [14]
La seule association connue des serpents avec le dieu Enki se retrouve dans des incantations des dynasties archaïques où le serpent servait de messager pour porter des prières dans la maison d’Enki, l’Abzu ou le grand Océan souterrain mythique. Les serpents se terrant dans des trous à l’abri des regards des hommes, les habitants de l’ancienne Mésopotamie les voyaient comme les parfaits mandataires entre le monde du dessous (Enfers ou Abzu) et le monde des hommes. [15]

57 : 25

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=3439

Selon Parks, Enki a apporté aux hommes le secret des dieux, à savoir… l’outillage !

Si seulement Anton Parks savait que nos cousins simiesques utilisent des outils depuis des millénaires sans intervention des Aliens… [16]

S’en suivent des affirmations vaseuses comparant des oiseaux à des OVNIs… Ici nous avons affaire à une belle démonstration de malhonnêteté intellectuelle (ou d’une grande bêtise) des intervenants. Ils prétendent que la statuette d’un oiseau (provenant de Saqqarah) représentait un aéronef. Soit.
Pourquoi ? Parce que sa forme est aérodynamique, comme les avions d’aujourd’hui. Soit.
Mais les avions d’aujourd’hui ne sont-ils pas aérodynamiques parce qu’ils ont copié… les ailes des oiseaux ?

Nous vous laissons écouter le Dr Michael S. Heiser (diplômé en langues sémitiques de l’Université de Wisconsin-Madison) au sujet de la ressemblance de l’oiseau de Saqqarah avec un prétendu OVNI :

Les aéronefs des Aliens ont-ils donc copié les ailes des oiseaux ? Ou bien les artistes qui ont conçu les statuettes d’oiseaux (dont celle de Saqqarah) ont-ils simplement tenté de reproduire… de simples oiseaux ?

A 1 : 01 : 12 : l’intervieweur invoque le dessin animé des années 80 comprenant un oiseau d’or géant conçu par une ancienne civilisation : Les mystérieuses citées d’or. Oui on en est là au niveau de l’argumentaire !

1 : 05 : 20

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=3854

Anton Parks prétend que la Terre est farcie de « tunnels intemporels » ou Stargate permettant de faire voyager des OVNIs. Preuve ??? « Je suis très très cartésien… » Et la théorie du Grand Complot refait surface à 1 : 06 : 37, les USA ont envahi le Moyen-Orient pour contrôler les portes stellaires ! Pourquoi ont-ils attendu la fin du XXe siècle pour cela… ? Les voies des Illuminati sont impénétrables…

1 : 08 : 25

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4100

Selon Parks les dieux construisaient leur maison en bois, d’où le fait qu’il n’y en ait plus trace aujourd’hui. Etant donné qu’ils vivaient théoriquement éternellement, le bois était-il le meilleur matériau pour bâtir sa demeure ?!

Juste après Anton Parks nous ressort le fait que Kharsag était le nom de la cité des dieux de l’Eden. Le nom Kharsag est un mot générique désignant une montagne comme nous l’avons montré dans le dossier suivant : Dossier Anton Parks n°1-4 : Les traduc-interprétations du sumérien et de l’égyptien

1 : 10 : 30

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4211

Au sujet des statuettes d’Ur et d’Eridu dont nous avons déjà parlé (ici : Dossier Anton Parks n°2-2 : Inspirations artistiques) Anton Parks précise que : « les archéologues sont d’accord pour dire qu’il s’agit de divinités locales… ». Non.
Anton Parks devrait lire notre papier. Ce ne sont pas des dieux. Ce sont des représentations de défunts, bien mortels et sans ADN Alien.

1 : 12 : 14

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4333

« Il y a des traces reptiliennes dans le corps humain… » affirme Anton Parks, en évoquant des hybridations humains-Aliens. Bien entendu sans apporter aucune forme de preuve à ces affirmations délirantes. « Je suis très très cartésien… »

1 : 17 : 40

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4654

La déesse de Kharsag a travaillé sur le génome humain et c’est précisément décrit tel quel dans les tablettes, précise Anton Parks. Pour cela les Gina’abul utilisaient des matrices artificielles qui s’appelaient Uzumua en sumérien (« où la chair pousse » selon sa traduction).

Arrêtons-nous là car notre « bullshit-o-mètre » commence à s’affoler.
D’une part il n’y a rien de tel décrit dans aucune tablette : les Sumériens ne connaissaient évidemment rien à la biologie, donc encore moins en génétique.

Ensuite Uzumua, ce n’est pas sumérien mais paléo-babylonien, mais cela Parks s’en tamponne ou il ne fait a priori pas la différence. [17]

Enfin Uzumua n’évoque pas un objet (une matrice artificielle pour Anton Parks) mais un lieu. Uzu-mua est précisément un endroit de la ville de Nippur où les humains seraient sortis du sol… [18]

1 : 20 : 09

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4805

Anton Parks nous fait un compliment en pensant nous insulter.
Il est bien entendu au fait des parutions d’Anpon Tarks sur le Blog d’Irna et nous qualifie « d’extrémistes de la vérité vraie ». Car oui, de son point de vue, si l’on cherche à séparer le consensus scientifique [19]de la fumisterie, on est un extrémiste.
Nous préférons amplement nous ranger du côté de la « vérité vraie » que de celui de l’écrivain à succès abusant de la crédulité de brebis égarées.

Il se re-prétend « très très cartésien » (1 : 20 : 28) tout en acceptant qu’on l’attaque sur ses Chroniques ou ses essais : « ce ne sont que des thèses » (sic) ! « Je ne prétends pas détenir la vérité ! » (D’où le sous-titre de son essai le plus populaire Eden : la Vérité sur nos origines.)…

Dans la foulée, il reproche les attaques contre ses travaux… incroyable retournement de situation en moins de 30 secondes ! Il tente de noyer le poisson en évoquant des détournements et des mensonges, un écran de fumée classique de gourou dans les règles de l’art.
Il conclut en affirmant que toutes ces contradictions à son travail sont « à mourir de rire » (1 : 21 : 20) : il semble pourtant assez contrarié que l’on ose contredire SA vérité vraie.

A l’instar de certaines groupes d’antivax (personnes portant l’idéologie pseudo-scientifique de l’anti-vaccination), Anton Parks doit certainement considérer la vérification des faits (ou « fact checking » [20]) comme une forme de censure. [21]

Sans argument valable, il procède à une inversion classique : nous avons prouvé ses mensonges au sujet de sa formation, ses connaissances, ses compétences, ses détournements ainsi que son « révisionnisme » linguistique (que la présente analyse confirme un peu plus) ; il ne peut que feindre d’ignorer nos preuves accablantes et nous accuser nous-mêmes de mensonges !

1 : 23 : 13

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=4991

« Il y a eu hybridation, c’est très clair ! » affirme-t-il péremptoirement.
« très très cartésien », hein…
Et à 1 : 23 : 30, il s’enlise dans l’impasse de sa « preuve formelle » que nous avons
deboulonnée ici : Dossier Anton Parks n°3-1 : Archéologie, Art & Histoire, Mythes & Légendes.

1 : 24 : 13

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=5045

Parks affirme qu’avant 3000 BCE on ne sait ce qui s’est passé dans l’histoire de l’humanité.
Entendez par là qu’avant la naissance des premières civilisations, il n’y avait rien. Du moins nos chercheurs ignorent ce à quoi nos ancêtres passaient leurs journées.
Vous le voyez venir le Déluge ? Et voilà à 1 : 24 : 26 ! Le Déluge qui a effacé toutes les traces d’anciennes civilisations avancées il y a 5000 ans et dont seuls les chercheurs de véritude à pyramidiots ont la connaissance !
Dans la « réalité réelle » il n’y a bien entendu aucune preuve de ce qu’affirme Parks.

1 : 27 : 40

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=5260

M. Parks montre une reproduction d’un sceau-cylindre où un homme est censé être créé dans une matrice artificielle.
Il ne donne pas ici la référence du document (bien entendu…), ce qui laisse libre cours à son imagination.

En revanche, nous sommes certains d’une chose : il confirme une fois encore qu’il ne connaît rien aux cultures d’ancienne Mésopotamie.
L’homme censé être créé dans une matrice est … le Soleil !
Le dieu-Soleil ou Utu-Shamash. D’autres illustrations nous le prouvent puisqu’elles sont identiques à celle-ci : le dieu identifié par la tiare à cornes (excluant son identification avec un mortel), sort des montagnes (et non d’une matrice artificielle !) pour éclairer le monde comme le prouvent les rayons dans son dos. Il est accueilli par Enlil, identifié par son sceptre à trois branches. Derrière Enlil se trouve Inanna-Ishtar qui, elle aussi, émet des « rayonnements » célestes. En clair, une scène cosmico-divine classique des anciens Mésopotamiens.

Utu-Shamash émerge de son sommeil quotidien (sceau-cylindre, Sippar, env. 2300 BCE). Nous retrouvons les éléments du sceau présenté par A. Parks : la montagne, le caractère divin du Soleil (couvre-chef à cornes de bovin) et rayons cosmiques.

1 : 28 : 45

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=5325

Toujours « très très cartésien », Parks affirme que nous avons découvert récemment l’existence des muscles reptiliens dans les embryons humains entre la 7ème et la 13ème semaine de croissance. Loin de prouver son hypothèse d’une hybridation avec des lézards de l’espace, cette découverte, bien réelle, montre simplement l’évolution progressive de reptiles en mammifères il y a près de 250 millions d’années. Pas de quoi affoler la communauté scientifique… [22]

1 : 34 : 51

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=5697

Parks nous ressert une soupe imbuvable de ses « traductions » que nous avons démontées ici : Dossier Anton Parks n°1-4 : Les traduc-interprétations du sumérien et de l’égyptien

1 : 44 : 10

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=6267

De nouveau, ce qui s’apparente à un Génie est identifié péremptoirement à Enki parce que…
Enki était le dieu-Serpent (sic). Bien entendu c’est complètement absurde.
A 1 : 45 : 21, Anton Parks, outre sa maîtrise des langues de l’ancien Orient, nous surprend avec son éloquence, cette fois dans sa langue natale : « ils (les dieux) se CROIVENT surpuissants ».

Et à 1 : 49 : 38, il nous offre la pénible lecture d’un rébus de sa création qui, encore une fois, n’existe que dans son esprit.
Tant sur la forme que sur le fond, on le touche là… le fond.

1 : 55 : 07

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=6905

Anton Parks apporte enfin une lumière nouvelle sur la symbolique du fruit défendu du jardin d’Eden : il s’agit d’un outil.
Trop abruti pour utiliser des branches d’arbres comme ses cousins chimpanzés, Homo Sapiens a eu besoin des Aliens pour couper des branches d’arbres et fabriquer des arcs, des flèches, des haches ou encore bêches.

A 1 : 57 : 38, tout est dit par Anton Parks : « va savoir ce qui s’est passé ! » en comparant le mot « outil » et le mot « pénis » en sumérien ; suggérant que le péché originel de la consommation du fruit défendu est devenu un acte sexuel alors que, selon son interprétation, il fallait y voir la fabrication de hachettes… Effectivement, « que s’est-il passé » dans l’esprit de Parks pour qu’il cherche à convaincre son lectorat d’un détournement aussi énorme ?
Les Sumériens ont inventé l’écriture mais ils ont confondu une hache et un pénis…

A 1 : 58 : 17, l’intervieweur est lui-même surpris d’apprendre que le dieu Enki a montré aux hommes comment copuler. Non content de ne pas savoir arracher une branche d’arbre, Sapiens a dû apprendre à utiliser ses organes génitaux. Le tout sous le regard instructeur du dieu-Serpent Enki.

Au centre le dieu-Serpent Gina’abul Enki commence l’apprentissage de la sexualité à Jean-François et Chantal (noms d’emprunt).

Enfin les hommes ne savent pas non plus s’habiller (1 : 59 : 50) sans les dieux Gina’abul. Au point où nous en sommes ils ont aussi certainement dû les nourrir à la petite cuillère toute leur misérable vie…

2 : 01 : 47

https://youtu.be/OxCZ0vKmvPk?t=7278

Le retour de la vengeance de la langue des oiseaux des Pléiades : Azazel (du Livre d’Enoch) = ASAR-EL = Osiris ! Le mélange ultime de l’hébreu, de l’ancien égyptien et du sumérien façon Anton Parks.

A partir de là et jusqu’à la fin de la vidéo, Anton Parks oublie complètement de préciser qu’il est « très très cartésien » et c’est tant mieux. Il tombe dans un Gloubi-boulga historico-complotiste imbuvable qu’il serait vain d’analyser tant ce qui a précédé est suffisant !

Retenons qu’à peu près toutes les illustrations de sceau-cylindres jusque-là analysées par Parks sont détournées parce qu’incomprises par l’auteur : symbolique cosmique ignorée, dieux non identifiés (tiares à cornes), identification de dieux où il n’y en a pas, oubli complet de l’existence des génies et des démons, description d’Anges veilleurs qui n’existent ni dans la mythologie ni dans la glyptique mésopotamienne… etc.

N’oublions pas non plus les mots inventés, détournés et révisés par Anton Parks :

Gina’abul signifie « grenier ou entrepôt » et non « lézard » (voir la fin de notre précédent dossier : Dossier Anton Parks n°3-1 : Archéologie, Art & Histoire, Mythes & Légendes)
Nungal est une déesse des Enfers et des prisons et non une assemblée de dieux appartenant à Enki (« Grands princes »).
Uzumua n’est pas une matrice artificielle mais un « quartier » de la ville de Nippur.
Les Kadishtu sont des prostituées et non des planificateurs créant la vie sur toutes les planètes de la Galaxie…
Enfin les Sumériens n’appelaient pas leur langue EME-AN (« la langue du ciel ») ni EME-GIR (« la langue princière ») mais EME.G̃IR15 : « la langue locale ». Une fois de plus Anton Parks invente et/ou détourne des mots dans l’intérêt de convaincre son lectorat de son expertise et de ses hypothèses.
Le château de carte argumentatif de M. Parks n’est plus train de s’écrouler, il passe en phase de fossilisation.


A suivre…