logo article ou rubrique
La pseudo-archéologie aux Apéros Sceptiques de Lyon
Article mis en ligne le 1er mars 2020

par Irna

0 commentaires

J’ai fait en avril 2019 une petite intervention sur la pseudo-archéologie et les pyramides de Bosnie dans le cadre des Apéros Sceptiques de Lyon. Vous trouverez ci-dessous les liens vers les captations vidéo de cette intervention :

- Première partie : Pseudo-archéologie https://www.youtube.com/watch?v=5Xdg9CH4_4A

Archéologie « mystérieuse », « interdite », histoire « secrète », découvertes « impossibles », Atlantes, Anciens Astronautes… Autant de thèmes qui fascinent souvent le public et génèrent chaque année des centaines de livres, films, articles, vidéos youtube. Pourquoi les scientifiques qualifient-ils ces sujets de « pseudo-archéologie » ? Les archéologues font-ils vraiment partie d’un vaste complot pour dissimuler des vérités cachées au grand public ? Ou bien leur critique ne porte-t-elle pas plutôt sur les méthodes (ou l’absence de méthode !) des pseudo-archéologues ? Le but de cette intervention est de présenter rapidement cette pseudo-archéologie, ses thèmes favoris et son histoire, en insistant sur la démarche et les méthodes des auteurs de cette tendance ; et de montrer également quelques liens entretenus par la pseudo-archéologie avec d’une part la fiction (films, jeux...), et avec d’autre part certaines idéologies politiques (nationalisme) ou religieuses qui forment l’arrière-plan, rarement explicite, de ces idées.

- Deuxième partie : Pseudo-pyramides https://www.youtube.com/watch?v=HPklMvZL5cc

Un cas particulièrement intéressant de pseudo-archéologie est celui des « pyramides » de Bosnie, des collines aux formes vaguement triangulaires présentées depuis 2006 par leur « inventeur » comme les plus grandes et plus anciennes pyramides du monde. Ce cas d’école est en effet emblématique de la « démarche » pseudo-archéologique (interprétation erronée de phénomènes géologiques, imitation de la science sans s’astreindre à la rigueur de la méthode scientifique, dénonciation d’une « science officielle » incapable « d’ouverture d’esprit »…). Mais c’est aussi un cas qui illustre assez bien, par son ampleur et par le soutien au projet des autorités locales, certains dangers de la pseudo-archéologie : menaces pour le patrimoine réel, dérive nationaliste, détournement vers une chimère des maigres ressources consacrées à la culture par le pays, diffusion des idées pseudoscientifiques dans la population et au sein des écoles…