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« La Révélation des Pyramides » : les références de Jacques Grimault - II

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« La Révélation des Pyramides » : les références de Jacques Grimault - II
robin - le 16 juin 2015

Bonjour à tous,

il me semble, et c’est un classique du genre, que notre désir d’avoir raison pour nous rassurer - belle mais tenace illusion ! - et donc de renvoyer un détracteur dans le camp des obscurantistes continue de polluer ce qui pourrait être un merveilleux échange. Irna, si le diable est dans les détails, il faut parfois prendre un peu de hauteur et laisser une intuition (que tous les grands scientifiques ont su manier pour avancer et aller au delà de certains préjugés) nous mener là où se trouvent les véritables enjeux, ici les apports du langage mathématique (nombre d’or, coudée, distances entre les sites etc.) dans une construction dont visiblement on continue de vouloir minimiser la portée... à cause de nos croyances.

La plupart des interventions sont selon moi basées sur une dialectique erronée. Ce n’est pas parce qu’on a réussi à inventer des méthodes pour déplacer des blocs de pierre avec des moyens (outils) considérés comme ceux de l’Egypte de la IV dynastie, qu’il s’agit là de LA réponse ! Ca fait des dizaines d’années que les théories se succèdent, l’ultime démontrant la limite de la précédente... (on ne reviendra pas ici, par exemple, sur la thèse des rampes qui a pourtant fait autorité jusque dans les universités pendant de longues années). N’en déplaise à ces courtes vues, il reste à opposer de véritables arguments aux très nombreux calculs mathématiques.

L’un des problèmes de fond c’est que les égyptologues ou les historiens en général sont de plus en plus spécialisés et perdent le sens d’une vision large. Ils devraient en l’occurrence accepter de travailler davantage avec les ingénieurs, les physiciens ou mathématiciens...

Quitte à paraître un peu condescendant, ce que j’observe ce sont des échanges puérils où l’on aime se faire plaisir en pensant que l’autre est complètement dans l’erreur. Nous sommes peu généreux, peu "partageux" comme on disait au XIXè. Au fond ces vils sentiments traversent l’espace-temps et démontrent que nous n’évoluons guère depuis des siècles.

Ne retenons-nous rien des leçons de l’histoire de l’épistémologie ? de l’histoire des sciences ?

Est-ce vous faire offense que de vous rappeler tous ces grands génies novateurs raillés car incompris par leurs contemporains ?

Grimault peut sembler manquer de modestie et être parfois un peu suffisant. Mais comment vous comporteriez-vous face à une levée de bouclier aussi franche de la communauté sectaire des égyptologues ? (ils sont connus pour ça depuis bien longtemps d’ailleurs....) Et puis, les esprits paresseux ont du mal à comprendre qu’après un travail d’étude harassant de dizaines d’années, on puisse se sentir avec quelques certitudes sans que cela ait quoi que ce soit à voir avec de la vanité.

Seul un grand esprit peut reconnaître un autre grand esprit. C’est ainsi depuis l’aube des civilisations. Les médiocres se reconnaissent entre eux, pas de doute.

Bref à l’heure où l’on parle il serait extrêmement hasardeux, pour le coup, de considérer que le site de Gizeh - et bien d’autres dans le monde - ont livré tous leurs secrets. Une personne ignorante peut croire qu’il est "facile" de réaliser un édifice comme la pyramide de Kheops. Une personne ignare - d’un point de vue socratique- s’étonne à peine devant un tel miracle d’ingénierie (je parle en connaissance de cause...) Plus on approfondit dans les sciences et plus le mystère s’épaissit. Parlez-en aux physiciens de l’atome... Il en va bien entendu de même pour certaines questions "historiques" (le sujet en question va selon moi plus loin car il semble condenser de très nombreuses connaissances).

Aucun des commentaires n’a effleuré le début d’une réponse aux 10 questions que Mr Grimault a pris la peine d’écrire dans son commentaire - où je fais remarquer qu’il ne donne aucune explication sur la construction en tant que telle (pour ceux qui lisent avec la "boule au ventre" et ont laissé des liens sur les "certitudes" , les "démonstrations" concernant la construction de la Grande Pyramide).

Je termine par un aphorisme qui mettra tout le monde d’accord : "rien n’est plus proche du vrai que le faux" (Einstein)

Robin

« La Révélation des Pyramides » : les références de Jacques Grimault - II
Irna - le 20 juin 2015

Bonjour Robin,

polluer ce qui pourrait être un merveilleux échange

Pour qu’il y ait échange, il faut qu’il y ait volonté de débat, ce dont M. Grimault n’a jamais fait preuve...

Pour le reste, je passe sur le couplet du "grand esprit" victime de la "communauté sectaire des égyptologues", je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Par contre je constate que vous utilisez exactement la même technique de réponse à côté du sujet que M. Grimault. Quel rapport entre ses "10 questions" et le sujet de mon article ? Au cas où vous ne l’auriez pas lu, je vous précise que cet article, ou plutôt la série de trois articles à laquelle il appartient, avait pour seule ambition de recenser, à partir des citations faites dans le film, les références de l’auteur, et non d’analyser ses hypothèses ou de démontrer je ne sais quelle vérité égyptologique. Je vous renvoie à ma conclusion générale pour ce qui est du résultat, conclusion qui semble faire de moi un "troll" :

Si l’on résume maintenant ce qui semble transparaître de cette liste de références :
- Absence de toute référence contemporaine, particulièrement en égyptologie ; la bibliothèque du film est très riche en ouvrages du XVIIIème et XIXème siècles, mais on n’y voit pas grand chose comme ouvrages récents. On peut admettre un choix esthétique, les vieux livres ayant une connotation surannée et érudite assez sympathique ; mais il est pour le moins malheureux que ces « vieux bouquins » illustrent régulièrement la critique de l’égyptologie et de « l’histoire officielle ».
- Références dont le moins qu’on puisse dire est que leur contenu scientifique est assez limité : Stéphen-Chauvet sur l’Ile de Pâques, Taylor, l’abbé Moreux et Tompkins sur les pyramides, le chamane New Age Aribalo sur Cuzco...
- Recours fréquent à l’autorité des Anciens : Pline, Agatharchide, Platon, Aristote sont appelés à la rescousse pour soutenir les hypothèses du film, au prix parfois d’une distorsion de leurs idées ; c’est d’autant plus amusant que les auteurs reprochent vivement aux égyptologues de s’appuyer sur Hérodote...
- Non vérification des sources : de vieilles lunes de la pyramidologie ou de l’astrologie sont reprises, visiblement sans qu’il y ait eu recherche et vérification des sources primaires ; exemples : « gardiennes du ciel » incorrectement identifiées en se basant sur une interprétation erronée de Bailly au XVIIIème siècle, référence à une pseudo-citation d’Agatharchide inventée de toutes pièces par Stecchini en 1971...
- Enfin, manipulation d’une référence, l’ouvrage de Cole sur les mesures de la pyramide, par l’insertion d’une fausse page, insertion que le réalisateur justifie par deux fois en prétendant absurdement qu’elle était nécessaire pour que le public français n’ait pas à convertir les mesures anglaises de Cole - alors même que l’original de Cole contient les mesures en mètres...

Je n’ai malheureusement à ce jour jamais eu la moindre réponse à ces observations ; si vous avez des précisions à apporter sur ces sujets vous êtes le bienvenu.

Pour le reste, je vous laisse à vos envolées sur l’ignorance socratique et l’épistémologie, et à vos "hommes de paille".

« La Révélation des Pyramides » : les références de Jacques Grimault - II
patounetw - le 7 janvier 2016

Après la vision hier sur rmc 24 de ce docu, CONFIRME par tout ce que je viens de lire, il est nécessaire de fixer plusieurs points.
Concernant le système métrique à la Révolution, on passe à la méta histoire car l’objet des révolutionnaires n’est pas du tout scientifique mais philosophique ! Tous les moyens sont bons pour abattre tout ce que l’Ancien Régime représente et donc le mètre étalon en est un des moyens ... Et la fin justifie les moyens depuis toujours en politique.

Le droit sur Terre "latine" est d’essence purement romaine ... Je ne parlerais du droit germanique de nos "ennemis" anglo-saxon et affiliés !

Ma question est donc très simple : avec un tel faisceau d’indices concordants, on a envoyé bien du monde à l’échafaud ... Et pour bien moins que çà puisqu’en droit romain deux présomptions valent preuve.

Ma question est donc la suivante : au tribunal, quel jugement serait rendu devant un tel faisceau de présomptions ?

Pour finir, je suis en phase avec le documentaire, pourquoi systématiquement refuser de consulter les hommes de l’art que sont architectes, ingénieurs et astronomes en l’espèce !

Mon cousin germain était responsable de Mars en tant que planétologue et me disait toujours qu’il se sentait incompétent au sujet du bien fondé de l’énergie nucléaire ... Alors laisser un archéologue sortant la plupart du temps d’un baccalauréat série littéraire pour parler d’un problème globalement mathématique au sens large ... çà me gêne toujours un peu !