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Pourquoi “coudée” ? (v 0.1)

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Rappel de la discussion
Pourquoi “coudée” ? (v 0.1)
Luis Castano - le 12 août 2018

Bonsoir, Gollum :

Suite à cette entrée sur la page de Facebook (https://www.facebook.com/notes/la-r%C3%A9v%C3%A9lation-des-pyramidiots/la-coud%C3%A9e-%C3%A9gyptienne-et-le-complot-m%C3%A9trique/1920453741592948/) j’ai mis un commentaire sur le sujet intitulé REFLEXIONS PERSONNELLES. Comme votre entrée sur la page de Facebook se base, en partie, sur cette entrée ici je me permets de copier / coller mon commentaire ici aussi.

Bien à vous.

Luis Castaño. Licenciado en Filología. Investigador en Metrología Histórica.

REFLEXIONS PERSONNELLES :

Bonjour Gollum et à tous. Je voudrais laisser ici quelques reflexions personelles. Pour l’instant je serai volontairement bref. Je pourrair m’étendre plus tard si vous êtes interéssés et même écrire une entrée sur votre site (C’est bien “Le site d’Irna” ?) si vous voulez.

C’est vraiment fatigant de voir cet affrontement continuel entre les deux champs alors que sur les deux champs il y a des erreurs. Et ceci dit je vais essayer d’expliquer ceci de manière simple.

LE MÈTRE :

Il est clair que le mètre n’existait pas en Egypte ancienne et fut établi à partir de 1789. Ok.

LES MESURES ÉGYPTIENNES :

Mais parlons de cette fameuse Coudée Royale (et de mesures antropométriques en general).

Il est fort surprenant que tant et tant d’auteurs (non seulement vous mais aussi Witold Kula, Jean-Claude Hocquet et tant d’autres : même Corinna Rossi, qui est citée en commentaires ; ou même Jean-Pierre Adam, sur la magnifique série Passé recomposé) parlent de mesures antropométriques sans aucune définition de ces unités et sans employer aucun modèle humain pour les soutenir.

Il est d’autant plus surprenant que c’est un français (Pierre Simon Girard) qui nous donnait la clé pour comprendre tout ça en 1800 (environ) sur son “Mémoire sur le Nilomètre” (page 14). Mais apparemment il vaut mieux passer son temps à discuter qu’à faire des études sérieuses en Métrologie Historique.

Girard nous disait clairement que, en Egypte, la Coudée naturelle valait ¼ de l’Homme = 6 Palmes = 45 cm et que, donc, le modèle humain employé correspondait à 1’80 m.

(Attention ! Ceci ne veut pas dire, évidemment, que le mètre existât en Égypte. Simplement le modèle humain employé correspond à cette valeur dans notre système de mesures. D’ailleurs ce modèle fut transmis historiquement et d’ailleurs il se conserve encore aujourd’hui).

Girard nous dit aussi (en citant Heron) que l’unité Coudée Royale correspond à 32 Doigts = 57’60 cm. C’est d’ailleurs la même valeur citée par Mayora sur son Cosmómetro (8 Palmes ou 32 Doigts). Aussi des étalons de cette longueur se conservaient en Égypte au XIXè siècle. Et c’est cette unité (Coudée de 32 Doigts) qui définit les dimensions de la Grande Pyramide.

(Note : Et c’est pas moi qui dit ceci mais bien Jomard sur son “Mémoire sur le système métrique des anciens égyptiens”, page 519 de la Description de l’Égypte ; sans même s’en rendre compte d’ailleurs. D’ailleurs la Description d’Egypte nous offre aussi les plans de la GP. Et nous avons aussi le magnifique travail du canadien Herz-Fischler, The shape of the Great Pyramid, qui est apparemment passé inaperçu ; je dis ceci car il n’est cité par personne).

Donc, ces objets en bois que vous êtes en train d’appeler “Coudées” ce sont des étalons de 7 Palmes (52’5 cm) mais non pas l’unité Coudée Royale qui, elle, correspond à 8 Palmes ou 32 Doigts (d’après les auteurs classiques).

Et bien évidemment, contrairement à ce que l’on peut lire partout (même sur Jean-Claude Hocquet), “l’unité de mesure égyptienne” n’est pas la Coudée Royale. Tout simplemente parce qu’ ils n’avaient pas une seule unité de mesure mais bien un système de mesures complet, expliqué sur les traités anciens et dont l’unité centrale était l’Homme. C’est justement ces traités que j’étudie depuis 2011 à l’aide du modèle humain correct et ma formation en Philologie.

Bien à vous.

Luis Castaño. Licenciado en Filología. Investigador en Metrología Histórica.

(Note : Toutes ces notes font partie de la recherche en Métrologie Historique que je mène depuis 2011. Tous mes articles sur le sujet (43 à l’heure actuelle) sont protégés sur le Registre de Propriété Intelectuelle de Cadix).