Thierry Jamin et les Zitis

Article mis en ligne le 5 mars 2017

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Décidément, les Zitis sont très à la mode chez les tenants de l’archéomanie : après les Zitis roumains, place aux Zitis péruviens ! En effet, depuis octobre 2016 les réseaux ufologico-pseudo-archéologiques frétillent autour d’une histoire de momies « aliens » (es) trouvées quelque part dans le désert côtier de Nazca au Pérou ; l’histoire a peu intéressé les médias, à l’exception de quelques tabloïds en mal de sensation, comme le Daily Star (en), ou le Daily Express (en) (qui prend cependant la peine de rappeler le passif assez lourd de Brien Foerster, qui promeut cette découverte (en) sur son site, en matière de crédulité envers quelques hoax évidents, par exemple lorsqu’il soutenait (en) que la soi-disant « demon fairy » de Mexico (en) n’était pas un hoax...).

En France l’histoire est arrivée pour l’essentiel par un certain Thierry Jamin, qui diffuse à la mi-novembre sur sa page Facebook, après un teasing intensif, une première vidéo :

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vidéo titrée Aliens Found et dans laquelle on le voit discuter avec un ufologue nommé Dante Rios, puis avec un « informateur » péruvien anonyme, et enfin « étudier » une minuscule momie et des crânes bizarres en compagnie de Brien Foerster (présenté ici comme « biologiste », alors qu’il est en réalité un organisateur de circuits touristiques (en)), le tout sur fond de musique dramatique à souhait.

Dans les semaines qui suivent, Thierry Jamin alimente régulièrement sa page Facebook de nouvelles photos et vidéos de ce qu’il appelle les « étranges reliques » du Pérou, faisant à de multiples reprises allusion à la nécessité de réaliser des analyses ADN et carbone 14, puis crée le 22 janvier 2017 une page intitulée Alien Project. Le 1er février les choses s’accélèrent : il lance un financement participatif sur la plateforme Ulule, toujours sous le nom Alien Project, avec une demande de 29 000 € pour « appliquer pour cette affaire les méthodes de l’archéologie moderne » et donc réaliser des « analyses ADN et de datation » qui devraient permettre de déterminer « s’il s’agit bien de matériels biologiques, ou non » et « s’il s’agit d’espèces animales connues, inconnues, ou non identifiées ». A l’heure où j’écris ces lignes, ce but de 29 000 € est atteint, avec plus de 700 contributeurs (dont deux ont versé au moins 1000 € et un au moins 2500 €), et sera sans doute assez largement dépassé à l’issue de la période de contribution.

Avant de s’intéresser à ces « momies », il est nécessaire de faire un peu le point sur M. Jamin et ses activités ; l’affaire est en effet assez incroyable, la présomption de hoax très forte, et c’est finalement le personnage de Thierry Jamin et le capital confiance dont celui-ci dispose chez beaucoup qui ont convaincu de nombreux internautes de contribuer à sa campagne de financement :

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Beaucoup de contributeurs s’appuient également sur la supposée réputation de M. Jamin pour en faire un argument d’authenticité de l’affaire, avançant qu’il ne mettrait pas sa carrière et sa réputation en jeu sans de bonnes raisons :

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Archéologue ?

Qu’en est-il de cette carrière et de cette réputation ? Thierry Jamin se présentait souvent comme archéologue : c’était le cas sur les pages de son site granpaititi.com, et c’est encore le cas aujourd’hui pour certaines (archive) :

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ou bien lorsqu’il signait « Thierry Jamin, archéologue » sur une page de forum (es) (message du 26 octobre 2006) (archive) :

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ou encore dans diverses vidéos, comme cette vidéo promotionnelle d’un de ses sponsors en 2011 :

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ou ce reportage, probablement vers 1998, qui commence par : « Thierry Jamin a 31 ans. Il termine un doctorat en archéologie à Toulouse ».

On peut noter cependant que M. Jamin n’emploie plus guère aujourd’hui ce terme d’archéologue, et se présente comme « diplômé en Histoire & Géographie aux Universités françaises de Tours et de Toulouse », ailleurs comme « diplômé aux universités de Tours (DEUG d’Histoire & Géographie, Licence d’Histoire & Géographie, Maîtrise d’Histoire Moderne) et de Toulouse (DEA Histoire d’Amérique latine) ». Les mentions de « DEUG Histoire-Géo » et « Licence d’Histoire-Géo » sont assez curieuses, les universités françaises n’offrant dans les années 80 que des DEUG et licences d’Histoire ou Géographie. Les seuls diplômes dont on peut être certains sont ceux dont il a fourni copie dans une lettre adressée à Laurent Fabius (archive) en 2013 : un DEUG d’Histoire en 1989 à Tours, une licence d’Histoire en 1990 à Tours également, et une maîtrise d’Histoire Moderne au Centre d’études de la Renaissance en 1992 toujours à Tours : http://portail.scd.univ-tours.fr/iii/encore/record/C__Rb1224114__SJamin%20Thierry__Orightresult__X3?lang=frf&suite=cobalt

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Pas trace de Géographie, pas trace non plus de DEA, qui n’a pas été achevé, ni de travail de thèse : il a été inscrit à Toulouse en DEA « Etudes sur l’Amérique latine » en 1997 mais n’a à ma connaissance pas validé ce diplôme, et ne peut donc se revendiquer d’aucun diplôme de l’Université de Toulouse.

Pas trace surtout d’archéologie : ces diplômes ne permettent pas d’utiliser le titre d’archéologue professionnel, ni en France, ni au Pérou (contrairement à ce que M. Jamin semble laisser entendre dans cette interview entre 7 et 9 mn, où il dit qu’il pourrait s’il le voulait faire valider ses diplômes français et être considéré comme archéologue au Pérou, et affirme des choses très confuses et très discutables sur les « deux manières d’être archéologue »).

Après, les diplômes ne font pas tout : il existe d’excellents archéologues amateurs, et des gens qui sont venus à l’archéologie depuis des horizons variés. Est archéologue d’une certaine façon celui qui pratique l’archéologie, et c’est bien ce que clame Thierry Jamin : il affirme pratiquer l’archéologie au Pérou depuis 1998, même s’il n’est pas archéologue professionnel.

Toute ressemblance avec un "archéologue" cinématographique est bien sûr purement fortuite !
(Source)

Il ne semble cependant pas avoir jamais pratiqué de fouilles : son CV (es) (archive) montre deux années (2002 et 2003) où il est employé comme dessinateur archéologique (Técnico en dibujos arqueológicos), puis toutes ses expéditions se font dans le cadre d’explorations sans fouilles (investigación arqueológica de superficie sin excavación) malgré la présence affichée d’un ou plusieurs archéologues professionnels dans son équipe. On est dans l’exploration, dans la découverte, et pas dans l’étude et l’analyse archéologique.

Plus gênante est l’absence totale de publications scientifiques : la liste des publications de Thierry Jamin tient sur moins d’un quart de page. On y trouve trois livres grand public, et quatre articles, parus là aussi dans des revues grand public (Géo Ado, Historia, Les grands secrets de l’archéologie...). Ce ne sont évidemment pas des publications d’archéologie, mais des récits d’aventures. On peut y ajouter les divers sites liés aux activités de Thierry Jamin : granpaititi, Institut Inkari, Pusharo, Macchu Pichu Ciudadela, Antisuyu (aujourd’hui disparu mais dont il reste des traces en archive), sans oublier Jungle Doc, site de la société de productions audiovisuelles qu’il a fondée avec un de ses proches, Alain Bonnet [1] ; mais le contenu scientifique de tous ces sites est proche de zéro.

Pourtant, M. Jamin affirme avoir fait des découvertes exceptionnelles au cours de ses expéditions : « une trentaine de sites archéologiques extraordinaires, dans le nord du département de Cusco, parmi lesquels des forteresses, plusieurs nécropoles, des centres cérémoniels, et de petites cités incas peuplées de centaines d’édifices, de dizaines de rues, de passages, de places, etc. » (source). Il est donc bien dommage qu’aucune de ces découvertes n’ait jamais fait l’objet d’une publication. Quand on lui pose la question de cette absence de publication, Thierry Jamin répond, par l’intermédiaire de son porte-parole Alain Bonnet :

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Ce qui me paraît quelque peu contradictoire : pour assurer un meilleur « partage du savoir » il est préférable de déposer ces résultats dans un ministère, où il faut être sur place pour les consulter, plutôt que de les publier ??? Les revues d’archéologie ne manquent pas, certaines pas si « confidentielles » que ça, elles ne sont pas réservées aux spécialistes, et elles sont plus facilement consultables, sur internet ou dans les bibliothèques universitaires, que des documents archivés dans un ministère... Il est vrai que la publication dans une revue nécessite de franchir l’obstacle du peer reviewing (revue par les pairs), même pour des découvertes « extraordinaires », et c’est peut-être là que le bât blesse...

Du coup, il n’est pas très étonnant que Thierry Jamin ne soit guère cité dans la littérature scientifique. Certes les articles le mentionnant ne sont pas rares (et il les collectionne précieusement), mais on peut difficilement qualifier La Dépêche du Midi, El Commercio ou Nous Deux de revues scientifiques...

De plus, la réputation de M. Jamin en tant « qu’archéologue » n’est semble-t-il pas excellente ; il a été parfois violemment attaqué (es) sur certains forums, où des adversaires vont jusqu’à l’accuser d’être un huaquero, un pilleur de tombe, et où d’autres remettent en cause le sérieux de ses expéditions. Plus gênant, les rares fois où des archéologues se sont exprimés sur ses activités, c’est avec beaucoup de réserve. Ainsi le spécialiste d’art rupestre Reiner Hostnig - dont M. Jamin cherche à disqualifier l’opinion en le traitant (es) « d’ingénieur agronome, et pas archéologue » (archive), ce qui prête à sourire quand on compare la liste des publications de Reiner Hostnig et celle de Thierry Jamin ! - a eu des mots très durs (« scandaleux », « ridicule », « chercheur frénétique d’une Païtiti imaginaire ») sur une liste de discussion (es) spécialisée à propos de ses prétentions à avoir trouvé de nouveaux géoglyphes à Pusharo en 2006 ; dans ses articles scientifiques (es) (ou ici) sur les pétroglyphes de Pusharo, s’il ne nomme pas spécifiquement Jamin, il n’est pas tendre avec les « aventuriers » et « chercheurs de trésor » incapables de publier leurs soi-disant découvertes archéologiques et qui plaquent sur les pétroglyphes leur propre interprétation fantaisiste pour y trouver Païtiti (rappelons que Thierry Jamin voit dans les pétroglyphes de Pusharo une sorte de carte codée par les Incas indiquant la route de sa cité perdue, alors que les spécialistes y voient la production de cultures proprement amazoniennes).

Parmi les annonces fracassantes de découvertes « extraordinaires » de M. Jamin, celle qui a sans doute fait le plus de bruit (en tout cas dans le grand public) est celle d’un supposé « mausolée de l’empereur Pachacutec » contenant « de grandes quantités d’or et d’argent » à Machu Picchu, annonce diffusée dans la presse (es) en 2013 (en anglais) avant toute excavation sur place (voir le dossier de presse réalisé en décembre 2012). Après avoir accepté dans un premier temps des recherches utilisant des méthodes non invasives, les autorités péruviennes refusent à Thierry Jamin et son équipe l’autorisation de procéder à des fouilles dans ce site classé au patrimoine mondial de l’humanité. Ce refus (es) (archive) est basé sur un certain nombre d’insuffisances techniques et méthodologiques du projet de M. Jamin ; il est vrai que quand on voit l’utilisation de méthodes de sourcier (ici des baguettes de sourcier de type « rade master », mais rebaptisées « discriminateur de fréquences moléculaires électronique »...) par l’équipe, il y a de quoi douter :

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Dans sa querelle avec les autorités archéologiques locales, Thierry Jamin a tenté d’obtenir l’appui de l’Institut français d’Etudes Andines ; la réponse des archéologues de l’IFEA (archive) est parlante : on fait comprendre poliment à Thierry Jamin que l’IFAE a plutôt l’habitude de travailler avec des universitaires et chercheurs, et qu’on ne tient pas à ce que sa querelle rocambolesque avec les autorités locales vienne compromettre la coopération scientifique entre la France et le Pérou ; la 2ème page est une évaluation rapide de son projet de fouilles, projet qui ne répond en rien, d’après l’IFEA, à la pratique scientifique de la recherche, ni dans les méthodes, ni dans la problématique, ni dans sa pratique de communication à grand spectacle. La dernière réponse de l’IFEA (archive), après un courrier (archive) assez agressif de M. Jamin mettant en doute les compétences des archéologues français [2], est un chef d’œuvre de concision et de pertinence, où pointe quand même un léger agacement...

Toute l’histoire de cette controverse du Machu Picchu est racontée, du point de vue de Thierry Jamin, ici ; M. Jamin y est présenté comme une victime de l’incompétence et de la jalousie des archéologues professionnels du Machu Picchu, avides de réclamer pour eux la gloire de sa découverte (qui n’a cependant depuis jamais été confirmée !). Sa carrière est semée de polémiques de ce type [3], où on nous rejoue la scène classique du chercheur indépendant et passionné victime des « scientifiques officiels » sclérosés ou des autorités frileuses. Et tous ceux qui osent critiquer M. Jamin ou simplement s’interroger sur ses activités sont automatiquement assimilés à des soutiens, non pas de la science et des procédures scientifiques, mais des huaqueros qui lui font concurrence [4]. Curieusement, d’autres explorateurs familiers de la même recherche romantique de Païtiti, comme par exemple Gregory Deyermenjian (en) qui a exploré les mêmes régions et les mêmes sites que M. Jamin, ne se heurtent pas à autant de critiques ; mais peut-être est-ce parce que ceux-là n’essaient pas de prétendre faire un travail scientifique, et se contentent de vivre leur passion d’explorateur sans essayer de se faire passer pour des archéologues ?

Aventurier ?

De tout ce qui précède, on peut facilement conclure que M. Jamin n’a pas de « carrière » ni de « réputation » d’archéologue à protéger, sa réputation dans les milieux scientifiques étant déjà faite. Il n’est pas archéologue, ne pratique pas l’archéologie (pas de fouilles, pas de publications), il est un simple aventurier (cf. le titre de son livre L’Aventurier de la cité perdue) qui vit depuis près de 20 ans de son activité « d’explorateur ». Il organise régulièrement des expéditions : sur les « pyramides » de Paratoari (en) (identifiées pourtant dès 1996 comme formations naturelles), sur les pétroglyphes de Pusharo (en), puis à la recherche de la « cité perdue », Païtiti (série des campagnes « Antisuyu » 2007, 2008, 2009, puis des « Inkari » 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017...). Chacune de ces campagnes est annoncée comme « décisive », et la découverte de Païtiti comme imminente :

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Malheureusement, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous ; toujours pas de Païtiti en vue, bien sûr. Thierry Jamin revendique bien quelques découvertes, mais en l’absence de publications scientifiques, il est difficile d’affirmer qu’elles ont bien l’importance qu’il leur accorde. De plus, certains contestent (es) l’antériorité de Jamin sur une partie de ces découvertes : quelques uns des sites qu’il dit avoir découvert auraient déjà été connus par les explorations de Carlos Neuenschwander Landa (es), du père Juan Carlos Polentini Wester et de Gregory Deyermenjian [5]. Il semble également jouer régulièrement de malchance : manque d’eau ou erreurs d’orientation, manque de provisions, mauvaise volonté des autorités et fatigue des porteurs [6]...


[Mise à jour] En prime, je vous propose une petite vidéo (censurée sur YouTube) de notre ami Gollum récapitulant la carrière d’aventurier de Thierry Jamin :

La Cité des Aventuriers perdus


Cet insuccès relatif n’empêche visiblement pas Thierry Jamin de trouver régulièrement des financements pour ses expéditions - et peut-être d’en vivre, puisqu’il ne semble pas avoir d’autre activité [7]. La liste de ses partenaires et sponsors actuels est visible ici ; et il fait également régulièrement appel aux donateurs. Reste à savoir si, à force de promettre Païtiti pour demain, certains sponsors ne vont pas finir par se lasser ; si on compare par exemple avec les sponsors d’Inkari 2011, on s’aperçoit que certains partenaires institutionnels (municipalités de Toulouse et de Cusco) ou privés (SeD Logistique, Le Cherche-Midi...) semblent n’avoir pas renouvelé leur soutien. Quoi qu’il en soit, il est clair que sur ce point-là au moins Thierry Jamin prend un risque en s’associant avec le monde de l’ufo-archéomanie : on imagine mal la Société de Géographie ou Astrium/Airbus le suivre sur ce terrain-là. Il est par contre possible que cela lui fasse gagner de nouveaux soutiens dans une communauté bien différente de celle qui le suivait jusqu’ici, au prix du peu de crédibilité scientifique qui lui restait, comme on va le voir.

Incohérences en vrac

Revenons donc à nos « momies aliens » et au rôle que joue Thierry Jamin dans cette affaire ; je ne m’étendrai pas sur le détail de l’histoire, les vidéos sur le sujet abondent (chaîne de Tyler Cusco, de Yves Herbo, de krawix999...) contenant des images des « momies », des interviews des protagonistes ; on peut y ajouter les nombreuses interviews données par Thierry Jamin sur tous les médias adonnés aux mystères ufo-archéologiques (BTLV, Nuréa TV, Stop Mensonges...), sans compter les individus qui espèrent peut-être profiter du buzz, comme Deïmian, peut-être déçu d’avoir dû annuler sa tournée de conférences faute de participants. Je me contenterai de relever un certain nombre de points obscurs ou de contradictions, en ce qui concerne l’histoire elle-même et en ce qui concerne les positions de M. Jamin.

- Le point de départ de cette histoire et de l’implication de M. Jamin, pour ce qu’on en sait, est un certain « Paul », qui est le premier à faire circuler une vidéo en octobre 2016 (es) sur sa chaîne krawix999. Ce Paul aurait contacté Thierry Jamin par l’intermédiaire d’un ami de celui-ci, Dante Rios, présenté comme journaliste par Jamin. Mais Dante Rios n’a rien d’un journaliste (es) : il est directeur et fondateur du « Centre de la Conscience Universelle Cosmique » de Lima, auteur d’un livre (es) intitulé Dieux et Anges - Mission génétique, enseigne (es) la méditation, la projection mentale et l’activation des chakras et offre divers services (es) de soin astral et énergétique, d’aromathérapie et de lecture du tarot [8] - il est aussi, dans le civil, spécialiste en marketing (es), quelle surprise !

- Les relations entre Thierry Jamin et « l’informateur » Paul se sont progressivement détériorées, en particulier à partir du moment où Jamin a lancé son financement participatif : « Paul » accuse (es) Jamin de faire de l’argent à partir des specimens qu’il lui a montrés, et en retour Jamin accuse Paul d’être membre d’une secte et de manquer de sérieux et de rigueur :

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Le seul problème c’est que l’ami « journaliste »/ufologue/professeur de chakras, Dante Rios, ne semble pas gêné par cette même secte, Alfa y Omega (es) (qui est effectivement une secte de type raélien, dont le gourou, Luis Antonio Soto Romero, est en communication télépathique permanente avec Dieu et les extraterrestres), lorsqu’il s’agit de participer à un congrès (es) qu’elle organise :

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Dante Rios a aussi un certain passif en matière de « momies aliens », puisqu’il présentait en 2013, dans son émission Le chemin de la vérité (es), cette « momie alien » :

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qui est un fake (en) connu depuis longtemps, construit à partir de cette photo d’une vraie momie d’enfant originaire d’Egypte (en) :

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Comment Thierry Jamin peut-il d’un côté considérer « Paul » comme un délirant, membre d’une secte (point sur lequel on n’a d’ailleurs que sa parole, même si à écouter le personnage en question ça paraît effectivement très possible), et considérer comme journaliste sérieux quelqu’un qui fréquente la même secte et diffuse des hoax grossiers sur le thème des « momies aliens » ? Pire, Dante Rios ferait-il partie de l’Institut Inkari Cusco de Thierry Jamin, comme il semble le laisser entendre sur son blog ?

- En ce qui concerne l’historique de ces « momies » et fragments de momie de Nazca, tout ce qu’on a c’est la version que nous donnent Thierry Jamin et « Paul » de ce que leur aurait raconté « Mario », un mystérieux huaquero anonyme censé être le découvreur des objets : voilà qui est solide ! Et l’histoire de ce « Mario » (ou l’histoire qu’on nous dit qu’il raconte) est proprement délirante ; il ne s’agit pas seulement de momies trouvées dans le désert, mais d’un véritable roman : tombeau souterrain avec des sarcophages, portes scellées, objets « technologiques » mystérieux, dont des feuilles de « métal à mémoire de forme », rencontre agitée avec des Zitis bien vivants, chassés au lance-pierre, mort mystérieuse de deux des huaqueros, restes de créatures mystérieuses de toute taille, certaines avec des ailes, mais malheureusement les appareils photos ne fonctionnent pas... Certains, dont Thierry Jamin, ont l’air de penser que ce côté rocambolesque serait la preuve de l’authenticité de l’histoire, sous-entendant que des fraudeurs auraient inventé quelque chose de plus plausible. C’est possible, mais c’est aussi fermer les yeux sur le fait que cette histoire ressemble à des dizaines d’autres, tout aussi absurdes, racontées par le passé par des ufologues ou des contactés, et qui ont toujours trouvé un public assez crédule pour les avaler. On m’a signalé par exemple cette histoire de « l’alien » de Salinas (en), qui circule en plusieurs versions, dont au moins une mentionne des pilleurs de tombes, une rencontre et un affrontement avec des petits êtres (l’alien en question étant très probablement un fœtus humain (en)...). Le coup des « feuilles de métal à mémoire de forme » se trouvait déjà à Roswell, et on avait déjà eu par le passé une belle histoire (en) de « momie alien » au Pérou... sans compter la « fée » mexicaine (en) évoquée plus haut et à laquelle Brien Foerster, entre autres, a cru ! Bref, si toute l’histoire est un hoax, les fraudeurs se sont tout bêtement inspirés de ces histoires déjà existantes dont ils ont fait un collage, selon le dicton bien connu : plus c’est gros, plus ça passe !

- A propos de crédulité, quelle est exactement, en admettant qu’il ne soit pas lui-même à l’origine ou au courant d’un potentiel hoax, la position de Thierry Jamin ? Il appuie régulièrement sur le fait que l’histoire est incroyable, qu’il a des doutes, qu’il se pose des questions ; pourquoi alors à d’autres moments dit-il qu’il croit l’histoire de « Mario », ou bien fait-il part de sa certitude que tout est authentique ?

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- Autre incohérence dans la position de Thierry Jamin : il annonce à plusieurs reprises qu’il ne veut pas ou plus communiquer sur le sujet :

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puis diffuse toute une série d’images et de vidéos dans les semaines qui suivent, avant de lancer sa campagne de financement participatif... De même, il prétend ne pas être intéressé par la médiatisation de l’affaire et refuse les interviews dans les grands médias :

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ce qui ne l’empêche pas de multiplier les interviews, mais uniquement sur des sites et médias ufo-archéomanes : Stop Mensonges le mal nommé, BTLV tout aussi mal nommé, NuréaTV, Yves Herbo, Deïmian, UFO Conscience... Où est la logique là-dedans, si ce n’est celle de viser, clairement, un public de niche, réceptif à ce genre d’histoire, et donc susceptible de contribuer plus facilement ?

- Encore une incohérence : Thierry Jamin et son équipe (ou en tout cas Alain Bonnet, qui est le seul de l’équipe qui s’exprime avec Jamin) prêchent l’objectivité et la neutralité ; pas question de se prononcer sur la nature des « artefacts » avant d’avoir le résultat des analyses, et évitons de laisser les ufologues s’emparer de l’affaire au risque de la décrédibiliser :

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Oui, mais comment les mêmes intitulent-ils leur projet et leur campagne de financement ? Alien Project... Très cohérent, n’est-ce pas ? Et lorsque la question lui est posée, la réponse de Thierry Jamin (ou d’Alain Bonnet ?) est presque touchante de naïveté :

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On ne pouvait pas confirmer de façon plus claire qu’on est bien dans une démarche qui n’a pas grand chose « d’académique » et de « rigoureux », puisqu’il s’agit de toucher le public le plus susceptible de verser de l’argent, et tant pis si ça « enferme cette découverte dans une certaine catégorie »...

- Autre élément bien peu « académique », en dehors même du fait de publier une telle supposée découverte sur les réseaux sociaux avant toute étude scientifique, il semble que le « projet alien », comme tout projet pseudoscientifique qui se respecte, anticipe sur les supposés résultats des analyses. En effet, alors que celles-ci n’ont encore pas commencé, il est déjà prévu de faire un film Alien Project et un livre Alien Project...

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Et qui semble avoir eu la primeur des premières images tournées par Thierry Jamin sur les « momies aliens » ? Pas des scientifiques, vous n’y êtes pas du tout :

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Reste à savoir si c’est parce que History Channel n’était pas intéressée par un documentaire sur le sujet que M. Jamin s’est résolu à passer par les réseaux sociaux et le financement par les ufomanes ?

- Puisque qu’on en est aux aspects bien peu « académiques » du projet, on peut noter que Thierry Jamin fait souvent allusion aux nombreux scientifiques qui auraient analysé les « momies » :

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Mais curieusement aucun de ces scientifiques, à la date où j’écris cet article [9], n’est nommé ; la seule exception est un médecin (celui qui étudie les momies avec un stéthoscope autour du cou, pour bien montrer qu’il est médecin !), un certain Edson Salazar Vivanco, qui connaît actuellement son heure de gloire sur les réseaux sociaux, mais quasiment inconnu sur le net auparavant. Il est très probablement réellement médecin, puisqu’on trouve trace de son admission (es) comme interne en 2011, et de son inscription (es) à l’examen national de médecine en 2013. Par contre Thierry Jamin ne mentionne jamais aucun des noms des nombreux archéologues, anthropologues, biologistes et anatomistes qui auraient étudié les objets.

On trouve quand même un autre nom, sur le site de Yves Herbo : celui d’un « docteur brésilien Julio Cesar Acosta, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Sao Paulo, Brésil », qui aurait accepté de faire des analyses. Ce docteur brésilien est probablement Julio Cesar Acosta Navarro (br) (d’ailleurs on voit bien qu’il est docteur, il porte un stéthoscope !) : il est effectivement médecin, cardiologue (en), mais il est aussi ufologue (es), spécialiste des « rencontres rapprochées du 5ème type » ; et tiens, comme c’est bizarre, lui aussi fréquente les congrès de la secte Alfa y Omega, par exemple celui de Lima en 2009 (es). Si tous les scientifiques qui gravitent autour de cette affaire sont de ce type-là...

Je ne suis pas persuadée par exemple que l’aide de ce biologiste mexicain contribue beaucoup au sérieux du projet :

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José Rios, de son nom complet José De La Cruz Ríos López, est en effet un des scientifiques (?) mêlés à la débâcle des « diapositives de Roswell », et un de ceux qui s’obstinent, probablement par orgueil et contre toute évidence, à prétendre que ces diapositives (montrant une momie d’enfant de deux ans dans la vitrine du musée de Mesa Verde) sont celles d’un alien, n’hésitant pas à ignorer splendidement les lois de la perspective pour ce faire...

- Thierry Jamin refuse également de nommer les laboratoires qui vont réaliser les analyses auxquelles il veut procéder ; il refuse même de préciser le type d’analyse qui sera effectué (une « analyse ADN », ça peut être beaucoup de choses !), et refuse également de montrer les devis, même anonymisés, supposément demandés aux laboratoires. La raison avancée est la peur de « pressions » sur ces laboratoires, raison qui s’intègre dans la tonalité paranoïaque et complotiste de sa campagne, tonalité répondant parfaitement à l’état d’esprit de son public cible :

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Il refuse également, en tout cas pour le moment, de mettre à disposition des photos haute définition des artefacts, ou par exemple des radios réalisées sur les têtes et mains « aliens », qui ne sont montrées que dans des vidéos de qualité médiocre (la raison avancée étant qu’il y aurait un risque que ces documents soient « trafiqués sur le net »... le meilleur moyen d’éviter cela serait pourtant justement de mettre à disposition sur un serveur les documents originaux, auxquels tout le monde pourrait se référer !). Du coup, tout cela fait beaucoup penser à l’affaire évoquée plus haut des « diapositives de Roswell » en 2015, où, comme l’explique Hygiène Mentale dans la vidéo en lien, le refus obstiné par les détenteurs des deux diapos de les communiquer au public et de fonctionner en toute transparence, soit par appât du gain, soit par aveuglement du fait de leur conviction pré-établie qu’il s’agissait bien de photos d’alien, les a amenés à s’enferrer dans une position intenable qui a pour eux tourné à la débâcle.

- Le peu qu’on a vu de ces photos et radios, cependant, me laisse quelque peu sceptique. Les radios, en particulier, évoquent fortement des artefacts composites, fabriqués à partir d’un mélange d’os de façon à reconstituer approximativement un corps :

C’est particulièrement vrai pour les radios de la « main à trois doigts », qui défie toute cohérence biologique :

Si les trois premières phalanges de chaque « doigt » paraissent tout à fait conformes à celles d’une main humaine et en connexion, les phalanges suivantes ne sont cohérentes ni en taille (phalange trop petite) ni en disposition et orientation, en particulier sur le doigt du haut ; quant à la « paume », on y trouve un mélange innommable d’os ressemblant à des phalanges ou des métacarpiens, et d’os longs et fins, sans épiphyse, qui évoquent irrésistiblement des os d’oiseaux. Je renvoie le lecteur à cet article plus détaillé de Miastor l’Iconoclaste sur cette main. Les fans de Thierry Jamin se réfugient, lorsqu’on pointe ces incohérences, derrière l’idée que « on ne peut pas comparer avec la biologie terrestre si ce sont des aliens », mais l’argument est faible : certains os sont identiques aux os humains, la disposition générale des corps également, et il serait peu logique d’avoir dans le même organisme à la fois des organes strictement identiques à des organes terrestres, et d’autres totalement différents. Sans compter toutes les autres anomalies présentes dans ce qu’on a vu jusqu’ici : absence d’articulations aux « bras » et « jambes », nombre de côtes variant de 3 à 13 selon les specimens, « colonne vertébrale » formée d’un seul os droit, sans vertèbres...

Conclusion provisoire

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette affaire, tellement elle présente d’incohérences, tant dans le soi-disant récit des huaqueros que dans les déclarations de Thierry Jamin. Je pense qu’on peut résumer les hypothèses qui s’offrent à nous ainsi :

1. Tout le monde dit vrai dans cette affaire, et les huaqueros ont réellement trouvé des momies et autres artefacts aliens, et rencontré des aliens vivants ; inutile de dire que, si c’était le cas, le traitement de cette affaire par Thierry Jamin, qui se vante d’appliquer des méthodes scientifiques, serait absolument lamentable. Inutile également de préciser que je pense cette hypothèse fort peu probable.

2. Toute l’histoire est un fake, concocté soit par les huaqueros qui espèrent en tirer profit, soit pourquoi pas par des membres de Alfa y Omega qui en attendent un renforcement du rayonnement de leur secte. Auquel cas là aussi la gestion de l’affaire par Thierry Jamin, qui serait la dupe des auteurs du fake, est à nouveau en-dessous de tout ; en particulier s’appuyer sur les « analyses » d’ufologues convaincus et sur un public par définition plutôt crédule, c’est laisser la porte ouverte à tous les biais de confirmation. Je ne pense pas Thierry Jamin à l’abri de ce genre de mésaventure ; par exemple sa réaction sur le forum Ulule, lorsqu’un participant met un lien vers cet article (en) publié sur le site d’un laboratoire anglais qui fait des analyses ADN, est assez révélatrice : au lieu de vérifier la source (en) de l’article (ce qui lui aurait permis de constater que l’article anglais déforme cette source en inventant des résultats d’analyses qui n’ont jamais eu lieu, et ce qui serait le réflexe de base d’un esprit un tant soit peu critique), il s’excite sur ces soi-disant résultats...

Source

3. Juste pour mémoire, il faut aussi envisager la possibilité d’un mélange de hoax et de découverte archéologique réelle. On sait que certaines cultures précolombiennes pratiquaient des méthodes de momification très originales : la culture Chinchorro (en) par exemple, même si ce n’est pas tout à fait la même région que celle supposée pour cette découverte, reconstituait les corps (en), en particulier des enfants, en utilisant les os mais aussi des bâtons ou autres matériaux, et recouvrait parfois la peau préservée d’argile et de manganèse ; on a aussi des exemples de figurines anthropomorphiques (en) (corps entiers, ou têtes seules) formées à partir d’os (humains mais aussi animaux, voire de poisson) et autres matériaux, et d’argile. Il n’y a pas vraiment de ressemblance stylistique entre les artefacts montrés par M. Jamin et les exemples de momies composites connus, mais on ne peut exclure qu’une partie de ces artefacts soient authentiques, et aient été modifiés par le ou les hoaxers et mélangés avec des objets non archéologiques. Là encore, ce n’est pas en confiant l’analyse de ces objets à des « tenants » qu’on pourra en savoir plus, comme le montre l’exemple de Brien Foerster et des crânes de Paracas (en)...

4. Enfin il faut bien sûr aussi envisager l’hypothèse que Thierry Jamin ne soit pas seulement victime, mais auteur ou complice d’un fake, ou au moins dupe consentante. Ses défenseurs soulignent avec raison qu’il serait alors passablement « grillé » dans son activité principale ; mais il ne faut pas oublier que certains (en) vivent (et apparemment confortablement !) depuis des années (en) de ce genre de fake : assisterait-on à une reconversion de l’aventurier ? La suite le dira, en particulier la façon dont Thierry Jamin présentera les résultats de ses différentes analyses ADN.

A suivre donc !


Voir ici l’analyse d’une archéozoologue : « Momies aliens » du Pérou : le point de vue d’une archéozoologue

Notes :

[1Alain Bonnet est le gérant d’une agence de communication, Prodiris, qui semble sponsoriser largement les expéditions de Thierry Jamin ; mais Alain Bonnet est beaucoup plus que cela : il est son webmaster, s’occupe de ses vidéos, gère toute sa communication depuis des années, est le trésorier de son Institut Inkari, et bataille sur les réseaux sociaux et sur Wikipedia pour défendre son partenaire et faire taire les critiques.

[2Par exemple : « Sans douter du grand professionnalisme des spécialistes de l’IFEA, je ne saurais que les inciter à mettre à jour leurs données en matière de télédétection. Il est vrai que la technologie de ces appareils avance chaque année d’une vitesse incroyable ! ». Certes, il serait temps que les archéologues de l’IFEA se mettent à la baguette de sourcier, pardon, au « discriminateur de fréquences moléculaires électronique », ce parangon de la haute technologie !

[3Voir par exemple ici.

[4« Nous ne cessons de dénoncer, ici, à Cusco, les intrusions de pseudos “explorateurs” nationaux ou étrangers, recherchant Païtiti à coups de dynamites ou de détecteurs de métaux...
Nous savons, plus que quiconque, ce que signifie la recherche de la ville perdue des Incas. Cette recherche se mérite. Sa découverte, nous en sommes convaincus, ne sera pas le fait de ces huaqueros, visiblement soutenus par ces courageux auteurs anonymes. »
Si l’on ne peut que féliciter M. Jamin pour sa condamnation forte des pilleurs et huaqueros, on peut aussi s’étonner de son assimilation bien rapide de tous ses critiques à ces mêmes pilleurs !

[5Au conditionnel, je n’ai pas pu vérifier ce qu’il en était.

[6La mauvaise volonté des autorités peut assez facilement s’expliquer par le fait que les expéditions de Thierry Jamin visent régulièrement des zones protégées, en particulier le « sanctuaire » de Megantoni, où des populations natives vivent en isolement volontaire. Il existe donc un risque pour ces populations, voir aussi l’article du Guardian (en) (en particulier du fait de leur vulnérabilité à certains germes), d’où un accès très réglementé à ces zones.

[7La vente de ses livres doit fournir un appoint appréciable, mais ce n’est pas non plus « le Pérou » : 3600 exemplaires depuis sa parution en 2006 pour L’Eldorado Inca, 680 exemplaires depuis 2014 pour L’Aventurier de la cité perdue - Source Edistat.

[8Voir aussi la page Facebook de Dante Rios, intitulée Camino a la Verdad (Chemin de la Vérité), qui est impressionnante : tous les fakes et hoax ufologiques, sans exception, y sont présentés comme pure vérité...

[9Depuis cette date on a pu apprendre quelques noms, mais sans qu’il en sorte rien de bien convaincant...

P.S. :

Merci à toute l’équipe du café de Gollum pour les pistes et les discussions !


Forum
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Thierry Jamin et les Zitis
NEMROD34 - le 6 mars 2017

Exclusif :
De l’adn de Dominque Jongbloed retrouvé sur les artefacts du Pérou !

Celui-ci a fait tellement d’expéditions qu’il avait oublié qu’il était déjà passé par là ...

De l’adn de François Fillon a été également retrouvé sur les artefacts technologiques ...

Thierry Jamin et les Zitis
tambo31 - le 6 mars 2017

Et pour ceux qui sont d’un avis contraire —> https://fr.ulule.com/alien-project/

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 6 mars 2017

Inutile de venir faire votre pub ici, d’autant que le lien est déjà dans l’article. Sinon, quelque chose à répondre aux multiples questions que soulève cette histoire ?

Thierry Jamin et les Zitis
Zorglub - le 6 mars 2017

Dans cette histoire, il y a un argument de Jamin qui laisse rêveur.

TJ ne cesse de répéter que le fameux « Mario » est un huaquero uniquement intéressé par l’argent et en aucun cas par les recherches ou les révélations scientifiques liées à ses « trouvailles ».

Admettons. Mais dans ce cas, pourquoi Mario s’est-il rapproché de l’Institut Inkari ?

Doit-on en conclure qu’Inkari est un bon intermédiaire pour écouler les artefacts ? Thierry Jamin représente-t-il un moyen ou une garantie de lui faire gagner de l’argent avec cette affaire ?

La question mérite d’être posée.

Cela dit, pour connaître Jamin depuis des années, je ne pense pas qu’il cherche à escroquer les contributeurs d’Ulule. Il est trop obnubilé par son rôle de grand découvreur auto-proclamé pour risquer de ternir son image.

Je crois plutôt qu’il est manipulé à son insu par une secte locale via le fameux Mario et Dante Rios qui ont vu en lui un gogo idéal.

Grâce au passif de Jamin sur ses années "Paititi", ils ont repéré en lui son besoin de reconnaissance, son goût pour l’ufologie, son penchant pour l’affabulation, son goût de la communication et son talent pour la mise en scène…

Bref, le parfait crédule, avec juste ce qu’il faut de mythomanie et de paranoïa, qui se sentirait pousser des ailes en relayant ce genre de « révélation » avec des moyens médiatique efficaces.

Je crois que les fonds iront réellement aux labos pour analyses. A mon avis, l’opération ne vise pas à capter de l’argent.

Je crois que ceux qui tirent les ficelles de cette histoire misent sur des bénéfices d’ordre idéologiques et médiatiques. Ils cherchent à capter des adeptes.

Et si l’on observe la faune qui empile les commentaires sur Ulule, ils y parviennent !

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 6 mars 2017

Merci Zorglub pour ce point de vue. Je pense que l’affaire est à suivre, on verra assez vite de quoi il s’agit exactement !

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 13 avril 2017

Bonjour chers amis et félicitations pour l’énorme travail abattu ici.

Je ne sais si vous êtes au courant des dernières nouvelles du Pérou, si oui, pardonnez le doublon.

En 2 mots : le Ministère de la Culture péruvien aurait chargé l’archéologue Alberto Urbano de faire des investigations sur cette affaire, suite à une plainte déposée auprès du vice-ministère du même ministère. Les personnes contactées supposées connaissant l’endroit de la découverte, ne se sont pas présentées au rendez-vous.

http://diariocorreo.pe/edicion/ica/arqueologos-investigan-supuesto-hallazgo-alienigena-en-nasca-741526/

Par ailleurs, je me pose ces questions, bien que le sujet ait été abordé ici :

1- est-il légal d’occulter à l’Etat une découverte relevant du patrimoine national, et de faire étalage des artefacts de la découverte dans la "clandestinité" ?

2- dans quelle mesure une personne en contact avec des pilleurs, serait repréhensible par la loi ?

3- si avec les fonds de la collecte pour les analyses, il en résulte une réponse : ce n’est ni humain, ni animal, et c’est complètement inconnu de la science. Est-ce une réponse suffisante ? Est-ce suffisant de répondre : finalement on ne sait pas ce que c’est. Ce qui ne signifie nullement que c’est ET, puisque aucun échantillon antérieur avec son origine ET prouvée ne permet la comparaison. Qui donc, après cela va affirmer que c’est ET, certainement par le labo, qui se limitera à faire son travail d’analyses, ce dont il a été pour.

Voilà si quelqu’un peut me donner son avis.

D’autre part, Paul a réagi dans sa dernière vidéo, et donne en plus toute une saga de détails dans son blog récent, il révèle de nouveaux artefacts, entre autres des pierres paraissant insolites, mais seul, un gemmelogue et ou géologue pourrait nous donner son avis. Paul a fait un appel public à tous les labos du monde pour des analyses gratuites en échange de leur laisser les artefacts gratuitement, ce qui lui importe c’est de savoir ce que c’est.

https://sites.google.com/site/krawix999/

qu’en penser ? et merci d’avance pour vos avis.

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 13 avril 2017

Bonsoir Camilo Moreno,

oui, j’ai eu connaissance de l’article du Correo, que je trouve assez incompréhensible...

est-il légal d’occulter à l’Etat une découverte relevant du patrimoine national, et de faire étalage des artefacts de la découverte dans la "clandestinité" ?

Je ne connais pas la législation péruvienne en la matière, mais j’ai entendu dire qu’elle était assez sévère ; après, entre la théorie et la pratique il y a souvent un monde... Ce qui est sûr c’est qu’en France tout cela serait parfaitement illégal : toute découverte archéologique doit être déclarée, et est propriété de l’Etat - et je soupçonne fort qu’il en soit de même au Pérou, ce qui expliquerait l’article ci-dessus du Correo, l’activité du huaquero ami de M. Jamin a pu être signalée aux autorités.

dans quelle mesure une personne en contact avec des pilleurs, serait repréhensible par la loi ?

Un simple contact bien sûr n’aurait rien d’illégal ; par contre le recel, la vente et l’exportation de biens culturels le seraient. Bien sûr, si les "momies" sont des fakes, la question ne se pose plus de la même façon !

si avec les fonds de la collecte pour les analyses, il en résulte une réponse : ce n’est ni humain, ni animal, et c’est complètement inconnu de la science. Est-ce une réponse suffisante ? Est-ce suffisant de répondre : finalement on ne sait pas ce que c’est.

Il faudrait déjà savoir ce que M. Jamin a demandé exactement comme analyses aux labos... Les labos peuvent identifier un ADN connu, auquel cas la réponse sera simple : ADN humain, ou ADN animal, ou les deux. Mais il est aussi fort possible que les labos ne puissent pas donner de réponse car pas d’ADN utilisable, ou contamination de l’ADN. Bien évidemment comme vous le dites aucun labo n’ira affirmer qu’il s’agit d’ADN extraterrestre ; dans le cas d’absence de réponse on peut s’attendre à voir les partisans du projet multiplier les hypothèses les plus farfelues :)

D’autre part, Paul a réagi dans sa dernière vidéo, et donne en plus toute une saga de détails dans son blog récent, il révèle de nouveaux artefacts, entre autres des pierres paraissant insolites, mais seul, un gemmelogue et ou géologue pourrait nous donner son avis

Difficile d’être très affirmatif sur simples photos, mais la plupart de ces pierres me semblent être des galets assez quelconques, avec très probablement quelques scories ou laitiers (résidus de fonte). Pour ce qui est des pièces sculptées (têtes d’ET, soucoupes volantes, et même un dinosaure apparemment !) j’ai un gros doute sur leur authenticité...
Avant de faire un appel public aux labos du monde entier, "Paul" ferait mieux de commencer par montrer ses soi-disant trouvailles à un géologue et à un archéologue :)

Cordialement, Irna

Thierry Jamin et les Zitis
scientifique - le 7 mars 2017

Bonjour,
Sa levée de fonds est illégale puisqu’il n’a pas le consentement d’un des auteurs/propriétaires du matériel qui a été exploité pour lever les fonds... S’il gêne quelqu’un, il sautera. Pour l’instant il faut croire qu’il ne gêne personne.

Thierry Jamin et les Zitis
Zorglub - le 7 mars 2017

Bonjour,

Ce n’est pas tout à fait exact. Les objets appartenant au dénommé "Paul" et qui sont exposés dans les vidéos ne sont pas ceux qui seront envoyés en labo. Ce sont les artefacts achetés au dénommé "Mario" qui feront l’objet d’analyses.

Sa levée de fond est légale. Ce qui ne le serait pas, se serait le fait d’avoir acheté du matériel archéologique clandestinement. Mais le problème ne se pose pas dans la mesure où ce matériel n’a rien d’archéologique. C’est de l’artisanat local qui ne trompe que les gogos comme Jamin.

Jamin ne "sautera" donc pas pour ça… Sa bouffonnerie ne dérange personne.

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 7 mars 2017

Je pense effectivement que le problème du financement sur Ulule n’est pas un problème de légalité ; ce problème ne se poserait que s’il se révélait que l’équipe Jamin a fait sortir du Pérou des artefacts ou fragments d’artefacts archéologiques. Pour le moment, le problème principal me semble-t-il est celui de la pertinence des analyses demandées : avant toute analyse ADN, quelle qu’elle soit, la consultation de spécialistes (et de préférence pas liés aux milieux ufologiques !) en anatomie humaine et animale et d’anthropologues et archéozoologues aurait déjà permis d’écarter ou valider quelques pistes sans avoir à débourser le prix des analyses. Ils auraient pu par exemple mettre les radios en libre accès sur un serveur et demander à quelques spécialistes d’y jeter un coup d’oeil...

Thierry Jamin et les Zitis
scientifique - le 8 mars 2017

Je maintiens bien que la collecte est illégale puisque une partie de la collecte est réalisée sur la base d’interprétations sur la nature du matériel, cette main blanche, qui appartient à un fameux Paul, lui-même ayant exprimé clairement son désaccord.
Thierry Jamin ne peut donc avoir le droit de diffuser des images de la main, et encore moins pour en tirer profit. C’est très clair dans le réglement du site d’Ulule.

Ensuite il y a les éléments constitutifs d’une escroquerie, et même double escroquerie, d’une part par usurpation de qualité (archéologue) aux fins de réaliser un profit, et d’autre par l’abus manifeste d’une qualité cette fois non pas d’une personne, mais d’un matériel.

Juridiquement c’est évident.

Etant un déli pénal, l’escroquerie peut déclencher un mandat d’arrêt international... et oui, quelqu’un qui lui en voudrait (comme l’état par exemple) n’a qu’à attendre que se réalise la collecte, pour ensuite le ramener en France par voie policière. Ca n’arrivera pas, car comme vous dites bien, sa bouffonnerie ne dérange, au fonds, personne.

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 8 mars 2017

Il me semble que le seul qui pourrait contester l’utilisation par Thierry Jamin des images de cette main ou d’autres objets serait leur "légitime propriétaire"... or si celui-ci est réellement un huaquero ou l’intermédiaire de huaqueros, je le vois mal se manifester officiellement !
Par ailleurs, Thierry Jamin prend soin depuis quelques années (sans doute depuis les articles de presse autour de son projet Machu Picchu au Pérou) de ne plus se dire "archéologue", parce qu’il sait bien qu’il n’a pas les titres pour ; il ne se présente plus que comme "explorateur", même s’il continue à dire qu’il "pratique l’archéologie".

Thierry Jamin et les Zitis
Louise - le 7 mars 2017

Rien de vraiment nouveau dans cet article, juste un résumé des diverses questions qu’il est légitime de se poser.

Maintenant on voit bien qu’un petit réseau s’est constitué pour relayer tout ça (vous citez les émissions).
Ça ne discrédite pas pour autant ceux s’en servent ou les animent, mais quand même...ça devient systématique...On présente son "projet", on appel aux dons,ou on fait des conférences.(ou livres,films,etc)

Au passage ca génère de "l’activité" pour tout le monde (promoteurs,contradicteurs,détracteurs).

La commercialisation de tout ça est assez évidente (comme a pu l’être l’ufologie en son temps, sans jamais rien produire qu’un faisceau d’indices concordants,et ce sur des décennies)
L’archéologie "fantastique" à l’air plus populaire aujourd’hui.

Mais bon, ca ne prouve rien, il faudra voir les résultats, malgré l’approche qui laisse une porte de sortie honorable (le fake ou la méprise) ça risque bien de refroidir les gens.
Sinon,si l’histoire est véridique (c’est une raçe inconnue), je vois mal comment le public va devancer les secteurs privés et publics avec quelques dizaines de milliers d’euros.

Mais au final c’est de la production "culturelle" comme une autre, vraie ou fausse, ca remplit son rôle.

Thierry Jamin et les Zitis
pyramide des bermudes - le 8 mars 2017

"mardi 7 mars 2017 à 14h39 - par Irna

Je pense effectivement que le problème du financement sur Ulule n’est pas un problème de légalité ; ce problème ne se poserait que s’il se révélait que l’équipe Jamin a fait sortir du Pérou des artefacts ou fragments d’artefacts archéologiques".

Bonjour,

Dans l’une des videos sur internet http://www.nurea.tv/video/reliques-perou-suite-de-lenquete-thierry-jamin/, autour de 0:21:00
Thierry Jamin dit très clairement qu’il avait l’intention de faire sortir des échantillons du territoire par l’intermédiaire de Patrice Pouyard. Ont-ils été sortis ? C’est assez flou....Normalement, il est strictement interdit de sortir même un petit échantillon d’un objet supposé provenir d’un site archéologique (et parfois, dans certains pays, il est même assez difficile de sortir des prélèvements géologiques :) ), et même s’il ne s’agit pas d’un objet archéologique, il n’est pas permis non plus de sortir des échantillons biologiques et de les transporter dans ses bagages en avion (D’autant plus si ces échantillons proviennent de vrais extra-terrestres :)). Si cette équipe de bras cassés peut paraitre amusante et faire rêver ceux qui attendait un cinquième opus d’Indiana Jones, cette histoire est très grave et comportes de nombreuses incitations au pillage et d’actions illégales (Concernant le ullule, M. Jamin dit qu’il souhaite davantage de fonds pour pouvoir, en plus des analyses, racheter d’autres artefacts, ce ululle doit donc fermer, car il est maintenant clairement destiné à des pratiques illégales assumées par l’auteur des faits). La place de Thierry Jamin est dans un tribunal. Si là où il est, visiblement, il ne risque pas grand chose, j’espère sincèrement qu’il se fera cueillir à l’un de ses retour en France pour répondre de ses actes (qui pourraient nuire aux chercheurs français travaillant en Amérique du Sud et à l’image de la France à l’étranger).
Bien cordialement

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 11 mars 2017

Bonjour pyramide des bermudes,
Patrice Pooyard parle dans un commentaire sur facebook de

avis recueillis au Musée de l’Homme, à partir de gros plans des objets et des radios…

(https://www.facebook.com/patrice.pooyard/posts/10154924469672970?comment_id=10154965444652970&reply_comment_id=10154965928402970&comment_tracking=%7B%22tn%22%3A%22R9%22%7D)

mais dans d’autres commentaires d’échantillons qu’il n’a pas pu faire analyser :

les échantillons que nous avons sont bien trop petits et proviennent d’objets qui ont été manipulés sans gants et sans masques avant notre arrivée… donc inexploitables

(https://www.facebook.com/patrice.pooyard/posts/10154924469672970?comment_id=10154965444652970&reply_comment_id=10154965957617970&comment_tracking=%7B%22tn%22%3A%22R9%22%7D)

et

Raison pour laquelle on a souhaité prendre des échantillons pour les faire analyser et affirmer quelque chose à partir d’une preuve et non d’une opinion

ou

il s’avère d’une part que ce qu’on nous a remis est bien trop petit et a surtout très vraisemblablement été pollué, et d’autre part que les analyses sont trop coûteuses pour Jayan

(https://www.facebook.com/patrice.pooyard/posts/10154924469672970?comment_id=10154971913197970&comment_tracking=%7B%22tn%22%3A%22R9%22%7D)

Il semble donc assez clair qu’il a effectivement rapporté des échantillons en France. S’il s’avère qu’il s’agit d’objets archéologiques réels, on aimerait que certains aient à répondre de ces actions illégales ; idem pour l’éventuel achat de pièces à des huaqueros par Jamin. Après, est-ce que Jamin ou d’autres pourraient être poursuivis en France pour des délits commis au Pérou ? Il me semble qu’on a déjà eu le cas avec Brien Foerster, qui a probablement exporté illégalement du Pérou des restes humains pour ses soi-disant analyses en 2012 (http://www.jasoncolavito.com/blog/ancient-aliens-talking-head-searches-for-alien-human-hybrid-babies-and-a-lost-super-civilization) et à nouveau en 2014 (http://www.jasoncolavito.com/blog/scott-wolter-calls-for-congressional-investigation-of-the-smithsonian-brien-foerster-discusses-alien-dna) : je n’ai pas l’impression malheureusement que Foerster ait eu le moindre ennui au Pérou à la suite de ça...

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 11 mars 2017

J’ajouterai que le contact de Patrice Pooyard au Musée de l’Homme est très probablement Erik Gonthier ; quelle que soit l’implication de celui-ci dans les démarches pseudo-scientifiques de Grimault et Pooyard, il est possible qu’il n’ait pas souhaité participer même indirectement à des analyses pas très légales...

Thierry Jamin et les Zitis
Abacus - le 3 février 2018

Un blog de Jason Colavito concernant un Livestream sur les résultats de l’ADN du crâne allongé (Los Angeles, 2 février).

Thierry Jamin et les Zitis
jere___ - le 19 mars 2017

Cher Irna, merci de votre analyse. J’ai fini de lire l’article et j’ai trouvé cela très intéressant et instructif.
Le ton du blog est relativement neutre et objectif, mais néanmoins mordant devant l’accumulation d’incohérences grossières dans cette affaire. De plus, vous vous livrez à une analyse en profondeur et vous n’avez pas peur d’aller au fond des choses, jusque dans les moindre détails (qui plus est : en pointant les sources de manière systématique). Je n’ose même pas imaginer la quantité de travail et le temps que cela a pu vous prendre.
Ajoutez à cela un réel talent d’écriture, un texte d’une grande clarté et agréable à lire, et le résultat est tout simplement truculent. Merci encore ! :)

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 19 mars 2017

N’en jetez plus ! :D
Merci Jere___ pour tous ces compliments, sur un article que Thierry Jamin a qualifié de "torchon" :)
Cordialement, Irna

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 19 avril 2017

Bonjour

J’ai voulu en savoir un peu plus sur la suite de cette histoire, je n’ai pas pu, car il faut payer, et plus on paye et plus on en sait, en peut même arriver à devenir un des parrains du sujet...un tarif progressif a été mis en place pour avoir accès aux infos à concurrence des moyens de la personne ..

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 25 avril 2017

Merci Irna pour la réponse ainsi que les liens édifiants que j’ai visités et lus.

Aux dernières nouvelles d’il y a 3 jours, un pavé dans la mare :
http://astroufoperu.blogspot.com/2017/04/impresionantes-nuevos-hallazgos-de-los.html

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 25 avril 2017
Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 28 avril 2017

Merci pour les liens, Camilo ! Les "momies" semblent se multiplier comme des petits pains :)

J’ai trouvé très intéressante hier cette vidéo de "Paul" alias "krawix999" : https://www.youtube.com/watch?v=hqZzps6slh0&app=desktop
Ce Paul est un curieux personnage, très clownesque, et qui semble changer assez facilement de version ; mais ce qu’il dit dans cette vidéo sur les os des "momies" (fabrications composites à partir d’os d’individus différents et mélange d’os humains et animaux) correspondant tout à fait à ce qu’avait noté l’archéozoologue ici. Et la composition chimique de l’échantillon analysé par spectroscopie révèle quelques curieuses surprises...

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 29 mai 2017

Bonjour tout le monde

J’aimerais savoir s’il y a eu une enquête criminelle sur la mort des 2 huaqueros, dans la mesure où ce drame a vraiment eu lieu. Si quelqu’un a des infos, je lui en serai gré. C’est quand même important, car il y a mort d’homme. Bonne journée à vous.

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 31 mai 2017

Bonsoir Camilo,
impossible de répondre à votre question : nous n"avons sur cette histoire de la mort de deux huaqueros que la parole de Thierry Jamin ; ni nom, ni lieu, ni date de décès... difficile du coup de vérifier quoi que ce soit, mais cela semble être la tendance générale de cette affaire !

Thierry Jamin et les Zitis
fatioua - le 31 mai 2017

Bonjour tt le monde !

Tout d’abord, bravo Irna pour cette excellente analyse qui est loin d’être un torchon.
J’ai quelques questions :

Je n’ai pas compris pourquoi M. Jamin dit qu’il a un deug et une licence en histoire ET Géographie alors que bon nombre de personnes savent que c’est Histoire OU Géographie, la double mention n’existe pas en France. On est enseignant d’histoire ET de géographie dans le secondaire en France mais c’est tout. Je n’ai pas compris pourquoi il se met aussi facilement en difficultés d’autant plus qu’une "simple" licence en histoire reste honorable ;-) Tout le monde peut alors contester aisément la véracité de son parcours...je n’ai pas compris...

Autre chose : j’aimerai comprendre la légitimité de M. Jamin a piloté des "fouilles" ou explorer tels sites ? Il me semble que ce n’est pas évident à des non professionnels de s’engager dans ce type de chantier surtout lorsque c’est dans un pays étranger. Ma question peut vous sembler idiote mais je suis très profane en la matière ;-)
Par conséquent, a t-il le droit de garder ces artefacts trouvés de manière illégale ? le gouvernement péruvien a t-il le droit de réclamer ces objets qui peuvent éventuellement contribuer à leur patrimoine ?

Merci pour ces éclaircissements :-)

Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 31 mai 2017

Bonjour fatioua,

Je n’ai pas compris pourquoi M. Jamin dit qu’il a un deug et une licence en histoire ET Géographie alors que bon nombre de personnes savent que c’est Histoire OU Géographie, la double mention n’existe pas en France

La double licence existe aujourd’hui dans quelques universités (par exemple à Paris-Sorbonne : http://vof.paris-sorbonne.fr/fr/index/licence-XA/sciences-humaines-et-sociales-SHS/licence-histoire-et-geographie-program-lhis1-213.html) mais c’est récent, et n’existait pas du temps où M. Jamin faisait ses études. Une licence - et a fortiori une maîtrise - d’Histoire est bien sûr tout à fait honorable, mais peut-être que la mention d’un cursus en Géographie renforçait le côté "explorateur" ? Ce ne serait pas la première personne prise en flagrant délit d’enjolivement de CV :)

j’aimerai comprendre la légitimité de M. Jamin a piloté des "fouilles" ou explorer tels sites ? Il me semble que ce n’est pas évident à des non professionnels de s’engager dans ce type de chantier surtout lorsque c’est dans un pays étranger

M. Jamin n’a aucune légitimité à faire des fouilles, que ce soit en France, au Pérou ou ailleurs. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’il n’est, dans les différents projets de son "institut", que "directeur exécutif" de projet, et qu’il a à chaque fois un archéologue qui couvre la dimension archéologique du projet (en général ce sont des archéologues dont l’activité principale est ailleurs, et qui participent ponctuellement sur un ou deux projets).

Par conséquent, a t-il le droit de garder ces artefacts trouvés de manière illégale ? le gouvernement péruvien a t-il le droit de réclamer ces objets qui peuvent éventuellement contribuer à leur patrimoine ?

Ces artefacts étant censés avoir été trouvés lors de fouilles illégales par des pilleurs de tombe, il n’a ni le droit de les acheter, ni le droit de les conserver ; en les achetant à ces huaqueros il se rend leur complice, même si c’était avec toutes les bonnes intentions du monde.
Pour ce qui est de l’apparente inaction des autorités péruviennes dans cette affaire, je vois deux hypothèses :
- soit, comme l’affirme M. Jamin, il est en contact avec elles, et elles le laissent gérer le dossier (dois-je préciser que j’attends d’en voir les preuves ?...)
- soit elles savent pertinemment qu’il s’agit d’un canular, et n’ont donc aucune intention de récupérer des objets qui n’ont rien d’archéologique...
Thierry Jamin a annoncé dans sa dernière vidéo qu’une enquête du Ministère de la Justice était en cours et qu’il serait convoqué comme témoin, mais sans préciser sur quoi exactement porte cette enquête. On en saura forcément plus un jour ou l’autre :)

Cordialement, Irna

Thierry Jamin et les Zitis
Fabsab - le 31 mai 2017

Hélicoptères et armée qui recherchent le site et surveillent les environs, le désormais aussi célèbre que légendaire Mario qui ne peut donc plus faire d’investigations, Thierry Jamin convoqué on ne sait pourquoi, tout cela sent la sortie honorable mais par ruse de l’épineuse affaire des momies aliens ... La suite ? Site trouvé par l’armée, accès condamné, récupération des momies et artefacts par l’état Péruvien, le tout sera invérifiable mais 100% vrai, puisqu’on vous le dit ! ...Ululeurs frustrés mais toujours convaincus de la véracité de l’histoire car en faisant intervenir le gouvernement la fabulation continuera à être "crédible" ainsi les contribuables ne crieront pas au scandale mais se mettrons au freakbeat (enfin... fricbeat pour eux) en scandant à l’unisson " on nous cache tout on nous dit rien " ... Reste à savoir comment "alien project" va s’en sortir avec les analyses ADN (dont les résultats sont reportés), vol par la C.I.A échantillons mis sous séquestre ? J’attend la suite avec une impatience non feinte ...

Thierry Jamin et les Zitis
Abacus - le 12 septembre 2017
Thierry Jamin et les Zitis
Irna - le 12 septembre 2017

Merci pour ce lien, Abacus !

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 12 septembre 2017

Merci pour ce lien intéressant Abacus

A propos de disque, un truc très étrange relaté par le secrétaire de Cortés lors de la Conquista, les Incas auraient exhibé un disque brillant aux conquistadors, en le faisant sonner il restait en sustentation... Le religieux accompagnant fatalement l’expédition (nous sommes en pleine Inquisition) décida qu’il doit être détruit, car c’est une machine du Diable, et il le fût... Pouvez le lire dans L’Histoire de Cortés... Étrange isn’t ?

Thierry Jamin et les Zitis
Abacus - le 13 septembre 2017

@ Camilo Moreno : (12 septembre 2017 à 23h09)

Merci bien pour l’information au sujet du disque. Oui, cela semble très intéressant. Je ne sais pas si vous avez une citation ? Je n’ai pas pu le trouver jusqu’à présent dans les travaux en ligne de Hernan Cortés (mais peut-être que je pourrais le lire si je savais où il se trouvait ...)

Thierry Jamin et les Zitis
Camilo Moreno - le 15 septembre 2017

mercredi 13 septembre 2017 à 17h30 - par Abacus
@ Camilo Moreno : (12 septembre 2017 à 23h09)

Merci bien pour l’information au sujet du disque. Oui, cela semble très intéressant. Je ne sais pas si vous avez une citation ? Je n’ai pas pu le trouver jusqu’à présent dans les travaux en ligne de Hernan Cortés (mais peut-être que je pourrais le lire si je savais où il se trouvait ...)

Sa !ut mon ami
Tout d’abord tu voudras bien excuser mon fourvoiement, je disais : les Incas, en fait ce serait les Aztèques, entre les Mayas, les Toltèques, les Nahuas etc je me suis emmêlé les pattes...pour le bouquin que je possède, c’est une édition assez vieille peut-être de 20 ans, édition avec couverture enluminée dont le titre est Cortés tout court, dans la même édition j’avais commandé le bouquin sur le Baron Haussmann, faudrait que je le retrouve et je te passerai l’éditeur.

Je vais fouiller, car la bibliothèque est saturée et certains bouquins sont dans des cartons.

Thierry Jamin et les Zitis
Abacus - le 15 septembre 2017

@ Camilo Moreno (15 septembre 2017 à 11h01)

¡Hola mi amigo ! :)

<< Tout d’abord tu voudras bien excuser mon fourvoiement, je disais : les Incas, en fait ce serait les Aztèques, entre les Mayas, les Toltèques, les Nahuas etc je me suis emmêlé les pattes...

Ah, oui ... mais moi aussi, j’étais un peu confus ...

<< pour le bouquin que je possède, c’est une édition assez vieille peut-être de 20 ans, édition avec couverture enluminée dont le titre est Cortés tout court, dans la même édition j’avais commandé le bouquin sur le Baron Haussmann, faudrait que je le retrouve et je te passerai l’éditeur.

<< Je vais fouiller, car la bibliothèque est saturée et certains bouquins sont dans des cartons. >>

J’espère que tu ne vas pas trouver trop de toiles d’araignées ... :)

J’ai trouvé qch ici ... 3. Les premières conquêtes

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